L'ex-préparateur de Sinner désigne le coupable dans l'affaire de dopage de l'Italien

by Khalil Semlali
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L'ex-préparateur de Sinner désigne le coupable dans l'affaire de dopage de l'Italien
© Facebook / Andrea Rurali

Le numéro un mondial de tennis, Jannik Sinner, a accepté une suspension de trois mois après avoir été contrôlé positif au clostébol, un stéroïde anabolisant interdit, lors du tournoi d'Indian Wells en mars 2024. L'Agence mondiale antidopage (AMA) a reconnu que la présence de cette substance était due à une contamination accidentelle, résultant de la négligence de membres de son entourage, et que Sinner n'avait pas l'intention de tricher ni n'avait bénéficié d'un avantage en termes de performance. La suspension, effective du 9 février au 4 mai 2025, prive Sinner de plusieurs tournois majeurs, notamment Indian Wells, Miami, Monte-Carlo et Madrid, mais il sera éligible pour participer à Roland-Garros. L'Italien s'est naturellement séparé de son kiné et de son préparateur physique et ce dernier a rompu son silence, affirmant qu'il n'y était pour rien.

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La faute au Kiné

Selon Umberto Ferrara l'ancien préparateur de l'Italien, toute la faute serait de Giacomo Naldi, le Kiné du numéro un mondial : " Je l'utilise (le spray incriminé) depuis des années car il m'a été prescrit par un médecin spécialiste pour soigner une pathologie chronique,explique Ferrara dans la Gazzetta dello Sport. J'étais parfaitement conscient de son interdiction et je l'ai toujours gardé avec la plus grande prudence, dans mon nécessaire de toilette personnel. Je ne l'ai pas confié à Naldi, je lui ai suggéré de l'utiliser pour soigner une coupure qui ne cicatrisait pas et qui compliquait son travail. " a-t-il déclaré selon des propos relatés par l’Équipe.

Naldi n'aurait pas pris au sérieux les avertissements 

Ferrara explique qu'il avait sciement indiqué les effets de ce médicament et pourtant il semblerait que son collègue de l'époque ait fait la sourde oreille : " J'ai été très clair en lui communiquant la nature de ce produit et la nécessité qu'il ne devait en aucun cas entrer en contact avec Jannik, poursuit-il. En fait, j'en ai autorisé l'usage uniquement dans ma salle de bains personnelle. Naldi n'a pas nié avoir été informé, mais a dit ne pas s'en souvenir. " Ferrara assure qu'il n'avait « absolument pas » idée que Naldi avait traité Sinner sans précaution, « justement en raison des avertissements que je lui avais donnés et de ses compétences " a-t-il avoué.

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