Le retour de Carlos Alcaraz sur les courts prend une nouvelle tournure. Alors que l'Espagnol semblait se rapprocher progressivement de la compétition après plusieurs mois d'arrêt en raison de sa blessure au poignet, son forfait pour le Masters 1000 de Cincinnati vient relancer les interrogations autour de la suite de sa saison.
Le Murcien travaille toujours à l'entraînement et aurait considérablement augmenté l'intensité de ses séances ces derniers jours. Pourtant, avec Cincinnati désormais hors de son programme, la question de sa présence à l'US Open devient beaucoup plus incertaine. Et pour Greg Rusedski, le scénario pourrait même être bien plus inquiétant.
Rusedski ne croit pas à un retour à l'US Open
L'ancien joueur britannique s'est montré particulièrement pessimiste concernant les chances de voir Alcaraz défendre son titre à New York. Selon lui, manquer Cincinnati laisse trop peu de temps au quadruple vainqueur en Grand Chelem pour retrouver les sensations nécessaires à un retour au plus haut niveau : " Il ne peut plus jouer l'US Open. Il n'y a aucune chance qu'il y participe s'il manque Cincinnati ", a estimé Rusedski dans son podcast Off Court.
Le Britannique s'interroge surtout sur la durée de cette absence. Une simple inflammation aurait, selon lui, déjà dû être résorbée après plusieurs mois de récupération. Il estime donc que la situation mérite davantage de prudence, même si aucune information officielle ne permet d'affirmer que la blessure serait plus grave.
Une blessure au poignet qui impose la prudence
Rusedski insiste surtout sur la particularité des blessures au poignet chez les joueurs de tennis. Cette articulation est sollicitée en permanence et le moindre doute peut avoir des conséquences importantes sur la capacité d'un joueur à frapper la balle à pleine puissance.
Pour Alcaraz et son équipe, le principal objectif reste donc de ne prendre aucun risque. Après une absence aussi longue, revenir trop tôt pourrait compromettre plusieurs mois de travail et provoquer une rechute : " Il faut être absolument certain que son corps est prêt et que le risque est maîtrisé ", a expliqué Rusedski, qui estime que la priorité doit être donnée à la santé du joueur plutôt qu'à la volonté de participer à tout prix au dernier Grand Chelem de la saison.
Et si Alcaraz ne rejouait plus en 2026 ?
Le scénario évoqué par l'ancien joueur va encore plus loin. Rusedski estime que le clan Alcaraz ne devrait pas hésiter à repousser son retour jusqu'en 2027 si cela s'avère nécessaire : " Il devrait prendre tout le temps dont il a besoin, même si cela signifie manquer le reste de l'année ", estime-t-il, considérant qu'un retour précipité pourrait coûter beaucoup plus cher à long terme.
Cette hypothèse reste évidemment très éloignée du discours actuel autour d'Alcaraz. Les dernières images de ses entraînements montrent au contraire un joueur capable de frapper fort et de travailler à haute intensité. Mais l'entraînement et la compétition représentent deux réalités très différentes, particulièrement après une aussi longue interruption.
Une dernière chance avant New York ?
Pour l'instant, le calendrier d'Alcaraz reste donc totalement ouvert. Son équipe pourrait décider de programmer un tournoi moins important avant l'US Open afin de lui permettre de retrouver progressivement le rythme de la compétition. Une autre possibilité serait de renoncer complètement à la tournée américaine et de viser un retour plus tard dans la saison.
Le choix sera d'autant plus difficile que le joueur doit défendre son titre à New York. Mais après plusieurs mois loin du circuit, le prestige d'un Grand Chelem ne suffira certainement pas à convaincre son équipe de prendre le moindre risque.
Une chose est désormais certaine : Carlos Alcaraz ne reviendra pas simplement pour revenir. Son retour devra intervenir uniquement lorsque son poignet sera totalement fiable. Et alors que Cincinnati disparaît de son calendrier, le mystère reste entier autour de la suite de sa saison. Greg Rusedski, lui, redoute déjà le scénario le plus radical : ne plus revoir le champion espagnol sur un court avant 2027.
