Alexander Zverev a vécu une journée particulièrement frustrante au Masters 1000 de Paris. Battu dès son entrée en lice par Lorenzo Musetti, l'Allemand a manqué son premier match depuis son accession à la première place mondiale. Mais au-delà de sa déception sportive, c'est surtout une sortie médiatique particulièrement musclée qui a retenu l'attention. Visiblement agacé, le nouveau numéro 1 mondial a profité de sa conférence de presse pour régler ses comptes avec ceux qui remettent en question sa légitimité au sommet du classement.
Le constat de Zverev sur sa prestation face à Musetti était sans appel. L'Allemand n'a pas cherché à trouver de circonstances atténuantes après cette défaite inattendue au deuxième tour du tournoi parisien : " Pour simplifier, il a vraiment très bien joué et moi, j'ai vraiment très mal joué ", a-t-il résumé.
Le joueur allemand a même reconnu avoir livré "peut-être l'un de ses pires matchs de ces derniers mois ". Un avertissement peu rassurant à quelques jours des ATP Finals de Turin, où il devra retrouver rapidement son meilleur niveau. Zverev sait qu'il lui reste du travail pour aborder sereinement le dernier grand rendez-vous de sa saison.
Il a également refusé de se cacher derrière les conditions de jeu, pourtant particulièrement rapides à Paris. Selon lui, cette vitesse correspond parfaitement à ce que l'on devrait retrouver pendant la tournée indoor : " J'ai été mauvais. C'est assez simple. Il n'y a aucune excuse ", a-t-il insisté.
« Je suis le seul numéro 1 de l'histoire à devoir justifier ma place »
Mais lorsque la question de la pression liée à son nouveau statut lui a été posée, le ton a radicalement changé. Zverev a écarté l'idée que les nerfs aient joué un rôle majeur dans sa défaite, tout en reconnaissant une certaine irritation accumulée ces derniers jours.
L'Allemand a surtout profité de l'occasion pour exprimer son incompréhension face aux nombreuses discussions entourant son accession au sommet du classement ATP : " Devenir numéro 1 mondial est quelque chose dont je pense que tous les joueurs rêvent. Mais j'ai le sentiment d'être le seul numéro 1 de l'histoire du tennis à devoir expliquer pourquoi il est normal que je sois numéro 1 ", a-t-il lâché.
Une déclaration particulièrement directe, qui traduit son agacement face aux interrogations sur sa légitimité. Depuis son accession à la première place mondiale, le débat autour de sa situation et de la manière dont il a atteint ce statut n'a cessé de susciter des réactions.
Zverev, lui, ne compte visiblement pas se laisser déstabiliser : " Je pense que je mérite d'être là où je suis, même si j'ai perdu aujourd'hui ", a-t-il ajouté.
Une défaite difficile à digérer, une première sortie en tant que numéro 1 mondial ratée et une conférence de presse sous haute tension : Zverev quitte Paris avec beaucoup de frustration. Mais son message est clair : il estime avoir gagné sa place au sommet et n'a aucune intention de devoir s'en justifier à chaque contre-performance.
