Alexander Zverev avance dans l’ombre… mais il pourrait bien être le grand favori de cet US Open 2026. L’Allemand a profité à merveille de l’ouverture de son tableau pour atteindre les demi-finales à New York, dominant sans trembler Botic Van de Zandschulp 6-2, 7-5, 6-1. Désormais, il ne reste plus que deux victoires entre lui et un deuxième sacre en Grand Chelem cette saison.
Et Zverev le sait : l’occasion est immense.
Dans une partie de tableau où les cartes ont été complètement rebattues, le numéro allemand possède surtout un avantage que ses derniers concurrents ne peuvent pas tous revendiquer : l’expérience des grands rendez-vous. Il a déjà connu les nuits sous pression, les finales perdues, les immenses désillusions et les combats pour un premier titre majeur.
Mais plutôt que de se présenter comme le patron, Zverev préfère garder les pieds sur terre. Pour l’Allemand, il n’existe pas de recette magique pour gagner un Grand Chelem. L’expérience aide, évidemment. Elle permet de mieux comprendre la pression et d’anticiper certaines situations. Mais au moment décisif, une seule chose compte vraiment : le niveau de tennis produit.
Zverev l’a résumé avec une lucidité remarquable : le joueur qui soulèvera le trophée sera simplement celui qui aura le mieux joué.
Une évidence en apparence. Une réalité beaucoup plus difficile à appliquer lorsque la pression devient maximale : " J’ai déjà ressenti tout ce qu’un joueur peut avoir dans la tête dans une situation comme celle-là, celui de nous deux qui trouve et mène le rythme gagnera ", explique-t-il en évoquant les dernières étapes d’un Grand Chelem.
Et cette expérience pourrait peser lourd vendredi.
Zverev en demi-finales des quatre Grands Chelems
Le plus impressionnant dans son parcours 2026 n’est d’ailleurs pas uniquement cette qualification à New York. Zverev a atteint les demi-finales dans les quatre tournois du Grand Chelem cette saison. Une régularité exceptionnelle qui témoigne d’une capacité à rester au plus haut niveau sur toute une année. Et plus il répète ces rendez-vous, plus l’événement semble devenir familier.
Regain de confiance oui, mais rien n'est acquis
Mais l’Allemand refuse de tomber dans le piège de la confiance excessive. Il l’a lui-même reconnu : après Wimbledon, il a traversé une période compliquée sur dur et perdu une partie de cette confiance. Le tennis peut basculer extrêmement vite. Quelques mauvais matchs peuvent suffire à transformer complètement les sensations d’un joueur : " Je ne prends rien pour acquis, loin de là. Je sais qu’au tennis, tout peut basculer en quelques secondes. La confiance est extrêmement importante, mais elle peut aussi disparaître très vite. Je m’en suis rendu compte après Wimbledon, lorsque je n’ai pas bien joué lors des deux tournois sur surface dure auxquels j’ai participé, et ici, j’ai retrouvé cette confiance."
À New York, cette confiance est revenue. Et Zverev veut désormais aller jusqu’au bout.
Khachanov, le piège parfait
Pour rejoindre la finale, il devra néanmoins franchir un obstacle particulièrement dangereux : Karen Khachanov.
Un adversaire qu’il connaît depuis les catégories juniors et pour lequel Zverev affiche un respect immense. L’Allemand insiste notamment sur le travail effectué par le Russe, capable de passer énormément de temps à l’entraînement pour chercher constamment de nouvelles solutions.
Les deux hommes ont également un profil relativement similaire : grands gabarits, puissance de frappe et volonté de prendre le contrôle depuis la ligne de fond.
La bataille pourrait donc se jouer sur une question simple : qui imposera son rythme ?
