Tsitsipas renaît de ses cendres : à un pas d’un objectif qui semblait perdu de vue

by Khalil Semlali
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Tsitsipas renaît de ses cendres : à un pas d’un objectif qui semblait perdu de vue
© Facebook / Stefanos Tsitsipas

Stefanos Tsitsipas est passé par tous les états en 2026. Tombé jusqu’à la 88e place mondiale au cœur d’une crise sportive profonde, le Grec a progressivement retrouvé son meilleur tennis, jusqu’à remporter le tournoi de Gstaad et à se rapprocher dangereusement du Top 30. Derrière cette renaissance, un choix radical semble avoir changé le cours de sa saison : mettre définitivement fin à la collaboration avec son père comme entraîneur.

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En juin dernier, alors qu’il flirtait avec la sortie du Top 100, l’ancien numéro 3 mondial avait annoncé que cette séparation était définitive. Contrairement aux précédentes ruptures, notamment en 2023 et en août 2024, aucun retour en arrière ne semblait envisageable. Tsitsipas avait décidé de confier la suite de sa carrière à l’académie de Patrick Mouratoglou, avec une ambition très claire : retrouver suffisamment de régularité pour arriver à l’Open d’Australie 2027 parmi les 32 premières têtes de série.

À l’époque, cette promesse paraissait particulièrement audacieuse. Quelques mois plus tard, elle est désormais à portée de main.

De la 85e place au Top 33 : la remontée spectaculaire de Tsitsipas

Le premier grand tournant est survenu en juillet, avec son sacre à Gstaad. Ce titre lui a permis de passer de la 85e à la 51e place mondiale et de relancer une saison qui semblait lui échapper. Mais le Grec ne s’est pas arrêté là.

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Ses huitièmes de finale à l’US Open, puis son parcours jusqu’aux huitièmes de finale du Masters 1000 de Shanghai, ont confirmé les signes encourageants aperçus durant l’été. Cette semaine, à Almaty, Tsitsipas a franchi une nouvelle étape en se qualifiant pour les demi-finales. Sa victoire contre James Duckworth, 6-3, 6-4, lui a notamment permis d’atteindre sa première demi-finale sur dur depuis février 2025.

Résultat : le voilà désormais installé à la 33e place du classement ATP. Il ne lui manque donc qu’un rang pour intégrer virtuellement le cercle des têtes de série de l’Open d’Australie. Un objectif qui semblait hors de portée il y a encore quelques mois et qui pourrait devenir réalité dès les prochaines semaines.

« J’écris ma propre histoire » : Tsitsipas refuse les comparaisons

Cette remontée prend une dimension particulière lorsqu’on la replace dans le contexte de sa génération. Daniil Medvedev et Alexander Zverev ont tous deux atteint la première place mondiale, tandis que leurs parcours ont été marqués par des succès majeurs. Tsitsipas, lui, a connu davantage de turbulences ces dernières saisons, au point de voir sa place parmi l’élite sérieusement menacée.

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Mais le Grec refuse de mesurer sa carrière à l’aune de celle de ses rivaux : " Je regarde toujours la situation de mon propre point de vue. Je suis mon chemin, j’écris ma propre histoire. Leur histoire n’est pas la mienne, et la mienne n’est pas la leur ", a-t-il expliqué.

Avant d’insister sur une dimension qui dépasse les simples statistiques : " Leur histoire s’est écrite grâce à leurs accomplissements et à leurs succès. Je peux dire que je suis un peu loin d’eux aujourd’hui, mais c’est mon histoire. Elle ne se résume pas seulement aux résultats, mais aussi à tout ce qu’il faut traverser en tant que joueur. "

Un discours qui témoigne d’un changement de perspective chez un joueur longtemps considéré comme l’un des grands espoirs du tennis mondial. Tsitsipas semble désormais davantage concentré sur sa propre reconstruction que sur la comparaison avec ses contemporains.

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Bâle et Paris pour achever la mission

Le plus dur reste pourtant à faire. Pour transformer cette remontée en véritable retour au premier plan, le Grec devra confirmer à Almaty, puis enchaîner lors de l’ATP 500 de Bâle et du Masters 1000 de Paris. Des rendez-vous décisifs pour consolider sa position avant le début de la saison 2027.

Intégrer le Top 30 lui permettrait d’aborder l’Open d’Australie avec un statut de tête de série et, surtout, de concrétiser la promesse formulée au moment où sa carrière semblait s’enliser.

Beaucoup avaient commencé à douter de sa capacité à retrouver son niveau. Aujourd’hui, Stefanos Tsitsipas est en train de leur répondre sur le court. Sa renaissance n’est pas encore achevée, mais le Grec a déjà démontré une chose : il n’a pas renoncé à écrire la suite de son histoire.

Stefanos Tsitsipas
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