Son dernier succès remontait au 21 septembre. Près d’un an sans titre, une série interrompue le 13 août par sa victoire à l’Open du Canada, à Toronto.
Si la championne polonaise a remporté un titre d’une grande importance, elle gardait toutefois un goût amer : celui de n’avoir encore décroché aucun trophée en Grand Chelem. Dans ce contexte, un homme comme Francisco Roig joue un rôle essentiel. L’entraîneur espagnol semble mieux que quiconque capable de gérer les états d’âme de la joueuse de 25 ans, originaire de Varsovie.
Dans un entretien accordé à Eurosport, Roig est revenu sur l’expérience vécue aux côtés d’Iga au printemps, période durant laquelle la quadruple championne de Roland-Garros n’a, pour la première fois de sa carrière, remporté aucun titre sur terre battue.
Les difficultés d’Iga en 2026
Selon Roig, le tournant est toutefois intervenu après Wimbledon : « Nous avons commencé à travailler à un moment où elle sortait d’une série de résultats négatifs et était démoralisée. C’était une période difficile. Cela coïncidait également avec le début de la saison sur terre battue, une surface sur laquelle elle nourrit toujours de grandes attentes en matière de résultats, car c’est une période durant laquelle elle engrange généralement beaucoup de points. Ce n’était pas le moment de tout bouleverser, mais plutôt d’ajuster certains détails et d’essayer de lui redonner confiance. Le tournant est arrivé après Wimbledon. Nous nous sommes assis et je lui ai dit : “Si nous voulons progresser, nous devons corriger certaines choses et changer notre approche.” »
Swiatek a alors été invitée à modifier certains aspects de son jeu : « Le problème, c’est qu’Iga jouait d’une manière qui ne me correspondait pas, mais ce n’était pas le moment d’aborder la situation de cette façon ni d’opérer des changements radicaux. Après Wimbledon, je lui ai demandé de me faire confiance, de croire en ma vision du tennis, tout en étant convaincue qu’elle finirait par gagner, car les meilleures réussissent toujours. Je veux qu’elle devienne une joueuse plus complète. Au bout du compte, on voit la différence lorsque l’on prend du plaisir à pratiquer son sport. Dans les semaines qui ont suivi, je l’ai regardée assimiler avec enthousiasme ces nouveaux concepts. »
