Andreeva sous pression : "Elle changera de nationalité, c'est une question de temps"

by Khalil Semlali
SHARE
Andreeva sous pression : "Elle changera de nationalité, c'est une question de temps"
© Facebook / Tennisuptodate

Mirra Andreeva se retrouve au cœur d’un débat qu’elle n’a pas elle-même provoqué. La jeune Russe fait actuellement parler d’elle après les déclarations particulièrement catégoriques de son compatriote Andrei Chesnokov, ancien 9e mondial, qui estime qu’un changement de nationalité pourrait prochainement concerner la joueuse.

ADVERTISEMENT

Selon lui, la situation liée à la guerre en Ukraine, ainsi que le contexte dans lequel évoluent les sportifs russes depuis 2022, pourraient pousser Andreeva à franchir ce cap. Une prédiction que la principale intéressée n’a, pour l’instant, aucunement confirmée.

Chesnokov : « Ce n’est qu’une question de temps »

Interrogé par Sport RBC, Chesnokov s’est montré particulièrement affirmatif concernant l’avenir de la jeune joueuse : " Je pense qu’Andreeva changera de nationalité, ce n’est qu’une question de temps. Elle vit et s’entraîne en France, donc elle partira sans aucun doute. Quant à nos autres joueurs de premier plan… La tendance actuelle est que tout le monde parte. Comme vous pouvez le constater, chacun choisit ce qui lui convient le mieux. "

Cette affirmation intervient alors que plusieurs sportifs russes ont effectivement quitté leur pays ou changé de nationalité depuis le début de la guerre. Dans le tennis masculin, toutefois, des joueurs majeurs comme Daniil Medvedev, Karen Khachanov et Andrey Rublev continuent de concourir sous statut neutre sans avoir annoncé de changement de nationalité.

ADVERTISEMENT

Chez les femmes, plusieurs cas ont davantage marqué les esprits, notamment celui de Daria Kasatkina, devenue récemment australienne, ou encore celui d’Oksana Selekhmeteva, désormais de nationalité espagnole.

Une situation toujours extrêmement sensible

Le contexte sportif reste par ailleurs particulier pour les représentants russes et biélorusses. Ils évoluent sous statut neutre dans de nombreuses compétitions internationales, tandis que les équipes russes sont exclues de la Billie Jean King Cup et de la Coupe Davis.

Cette situation a également créé de fortes tensions sur le circuit féminin. Certaines joueuses ukrainiennes ont notamment refusé de serrer la main à des joueuses russes ou biélorusses après les rencontres.

Depuis 2022, plusieurs joueuses russes ont choisi de quitter leur pays et, pour certaines, d’adopter une autre nationalité. Parmi elles figurent Alina Charaeva, Oksana Selekhmeteva, Alisa Oktiabreva, Anna Blinkova, Daria Kasatkina, Maria Timofeeva, Kamila Rakhimova, Anastasia Potapova et Polina Kudermetova.

ADVERTISEMENT

Mais Andreeva ne semble pas, pour le moment, suivre cette trajectoire.

Andreeva est claire : « Je vais continuer comme ça »

La jeune joueuse avait été interrogée sur cette question après la décision de Kasatkina de changer de citoyenneté. Sa réponse était alors sans ambiguïté : " Je n’y avais même pas pensé. J’ai vu et entendu parler récemment de ces changements de nationalité, notamment concernant Kasatkina. Beaucoup de joueurs ont changé de nationalité, mais moi, je vais continuer à jouer comme je le fais actuellement. Je n’ai reçu aucune proposition ni quoi que ce soit de ce genre. Donc, pour le moment, je vais continuer comme ça. "

Andreeva ne ferme donc pas explicitement la porte à un changement dans un futur lointain, mais rien ne laisse actuellement penser qu’elle envisage une telle démarche.

ADVERTISEMENT

À seulement 19 ans, la Russe doit désormais composer avec une pression supplémentaire, alors même que son avenir sportif se construit encore. Les déclarations de Chesnokov ont relancé le débat, mais la décision appartient à la joueuse. Pour l’instant, son choix est clair : continuer à représenter la Russie sous statut neutre et se concentrer sur sa carrière.

Mirra Andreeva
SHARE