Aryna Sabalenka a encore craqué au pire moment. Battue par Elena Rybakina en finale de l’US Open 2026, la Biélorusse a laissé exploser sa frustration après une nouvelle désillusion en Grand Chelem. Raquette jetée, autre raquette détruite, geste d’humeur envers les caméras : la scène new-yorkaise a immédiatement fait le tour du monde.
Mais derrière cette colère se cache, selon Patrick Mouratoglou, un problème beaucoup plus profond. Pour l’ancien entraîneur de Serena Williams, Sabalenka ne manque ni de puissance ni de talent. C’est sa gestion des émotions qui serait aujourd’hui son principal frein dans les rendez-vous les plus importants.
Mouratoglou : « Aryna est en train de s’autodétruire »
Sur les réseaux, Mouratoglou est revenu en détail sur cette finale qui a une nouvelle fois échappé à Sabalenka. Il estime surtout que la scène de New York n’est pas un simple dérapage isolé : "Ce que nous avons vu à l’US Open s’est produit trop souvent au cours des deux dernières années. Elle perd la finale, jette sa raquette avant de serrer la main de son adversaire, puis retourne à sa chaise et casse une raquette pendant qu’Elena célèbre. Puis la caméra se tourne vers elle et elle lui dit de partir ou… “Va te faire foutre !” "
Mouratoglou ne condamne pourtant pas la déception de la numéro 2 mondiale. Il comprend parfaitement la douleur d’une finale de Grand Chelem perdue, surtout lorsque la joueuse a la sensation d’avoir les armes pour gagner : " Je comprends la déception. Perdre une finale de Grand Chelem est déchirant, surtout lorsque vous sentez que vous avez le tennis pour la gagner. Je comprends que Sabalenka veuille avoir de l’espace. Ces émotions sont humaines et je ne lui reproche pas de les ressentir ni de réagir de cette manière. "
Le problème commence ensuite : " Elle sait qu’elle ne devrait pas le faire. Elle est intelligente mais n’arrive simplement pas à s’en empêcher. Quand les choses commencent à mal tourner, l’émotion déborde, elle devient très négative envers elle-même et s’enfonce. Plus le temps passe, plus son niveau baisse, parce qu’elle est en train de s’autodétruire. "
Une saison sans Grand Chelem qui interpelle
Le constat est particulièrement cruel pour Sabalenka. En 2026, la Biélorusse a disputé deux finales majeures… et les a perdues toutes les deux face à Rybakina. Une saison 2026 donc sans le moindre titre du Grand Chelem.
Pour Mouratoglou, ce n’est pas une question de qualité tennistique : " La gestion émotionnelle est, pour moi, la seule raison pour laquelle elle ne gagne pas de Grands Chelems actuellement. C’est triste de voir que l’histoire se répète. Si elle règle ce problème, elle passera de la numéro 2 qui ne gagne pas les grands tournois à une joueuse qui en remportera beaucoup plus et retrouvera la place de numéro 1. "
Une analyse qui touche directement au cœur du problème : Sabalenka possède toujours cette puissance capable de faire exploser n’importe quelle adversaire, mais il faut parvenir à garder cette énergie sous contrôle lorsque la pression devient maximale.
