Alexandra Eala est l’une des révélations majeures de la saison sur le circuit WTA.
À 21 ans, la joueuse philippine a intégré le top 20 mondial, remporté son premier titre WTA à Washington et signé plusieurs succès de prestige face à des joueuses de premier plan.
Son ascension a également déclenché une immense vague de soutien partout où elle se produit. Les supporters philippins ont été nombreux à suivre Eala pendant la tournée nord-américaine sur dur. L’ancienne numéro 1 mondiale Lindsay Davenport a récemment souligné l’ampleur prise par sa communauté de fans depuis son parcours à Miami, l’an dernier.
À New York, ce soutien devrait être encore plus marqué, puisque Eala disputera son deuxième tableau principal féminin à l’US Open. La saison passée, elle y avait remporté son premier match dans un tournoi du Grand Chelem. Elle se présente cette fois en tant que tête de série, avec des attentes nettement plus élevées autour d’elle.
L’ampleur de sa popularité a été particulièrement visible ces dernières semaines. Des drapeaux philippins ont envahi les tribunes lors de ses matches à Toronto, tandis que ses séances d’entraînement ont elles aussi attiré de nombreux spectateurs. Eala n’est plus seulement une joueuse prometteuse : ses rencontres bénéficient désormais d’une atmosphère que peu de jeunes joueuses du circuit peuvent égaler.
L’ancien numéro 1 britannique Greg Rusedski estime qu’elle est prête à franchir un nouveau cap en Grand Chelem.
Rusedski voit Eala atteindre les quarts de finale
La saison 2026 d’Eala a déjà été marquée par plusieurs moments importants. Elle a atteint les huitièmes de finale à Wimbledon, où elle a battu la tenante du titre Iga Swiatek au troisième tour, avant de remporter son premier titre sur le circuit WTA à Washington.
La Philippine a ensuite poursuivi sa progression sur dur. Elle a atteint les huitièmes de finale à Toronto, puis le troisième tour à Cincinnati, où elle a poussé Amanda Anisimova jusqu’au troisième set avant de s’incliner 4-6, 6-4, 6-2.
Actuellement classée au 20e rang mondial, Eala figurait à la 29e place au moment de la clôture de la liste des engagées. Elle sera donc tête de série à New York. Rusedski estime que ce statut pourrait lui permettre de franchir les premiers tours et de viser une place en deuxième semaine.
“She’s going to be seeded, so she is going to have an open section to get into the third round and then hopefully push past the fourth round.
The best Filipino result ever at a major was at Wimbledon; I wouldn’t be surprised if she gets to the quarters onwards, depending on how the draw works out,” Rusedski said.
Un tel parcours constituerait un nouveau morceau d’histoire pour Eala et le tennis philippin. Son huitième de finale à Wimbledon est déjà le meilleur résultat obtenu en simple par un joueur ou une joueuse philippin(e) en Grand Chelem durant l’ère Open. L’an dernier à New York, elle était également devenue la première représentante des Philippines de l’ère Open à remporter un match de simple dans le tableau principal d’un tournoi majeur, en remontant un set pour battre Clara Tauson.
Son statut de tête de série devrait l’aider, mais Rusedski a aussi insisté sur l’importance du tirage au sort. Eala a montré cette saison qu’elle pouvait battre des adversaires bien mieux classées. Son niveau de jeu pourrait donc compter davantage que le numéro affiché à côté de son nom.
Les meilleures joueuses ont remarqué les progrès d’Eala
Les résultats d’Eala ne sont pas les seuls à attirer l’attention. Son jeu et sa capacité à gérer la pression lui ont également valu les éloges de plusieurs grandes figures du tennis féminin.
Après sa défaite face à Eala à Wimbledon, Swiatek a reconnu que la jeune gauchère avait mieux négocié les points importants.
“I felt like Alexandra was more brave in important moments,” Swiatek said after the match.
La Polonaise a également expliqué qu’Eala avait accepté de jouer plus vite lorsque le jeu décisif du premier set s’était resserré. Cette audace est devenue l’une des principales forces de son jeu. Eala aime prendre la balle tôt, changer de direction et mettre ses adversaires sous pression depuis la ligne de fond.
Son coup droit s’est transformé en une arme particulièrement efficace, tandis que ses déplacements et sa couverture du court lui permettent de tenir dans les échanges difficiles. Son jeu de gauchère offre également une configuration différente à ses adversaires, même si son service demeure un secteur dans lequel elle peut encore progresser.
Jessica Pegula a, de son côté, été impressionnée par un autre aspect de l’évolution d’Eala. Après sa défaite face à elle en finale à Washington, l’Américaine a salué la manière dont la Philippine gère l’attention liée au fait de représenter son pays et d’être soudainement devenue l’une des jeunes joueuses les plus suivies du circuit.
“It's crazy how she deals with it every single week, which just shows her maturity as a player and as a person,” Pegula said.
Pour Eala, le prochain défi consistera à transformer ces coups d’éclat en performances plus régulières. Elle a déjà démontré qu’elle pouvait battre des championnes de Grand Chelem et des joueuses du top 10, mais tenir ce niveau pendant deux semaines dans un tournoi majeur constitue un autre test. Son adversaire au premier tour à New York n’est pas encore connu, le tableau principal féminin débutant le 30 août.
