Paula Badosa n’en finit plus de livrer un combat contre elle-même. À chaque retour, l’espoir renaît. À chaque abandon, le rêve s’effondre. À Pékin, la joueuse espagnole a une nouvelle fois vu son corps lui rappeler brutalement ses limites.
Tout avait pourtant bien commencé. Deux mois après son dernier match, elle avait retrouvé le sourire à la Billie Jean King Cup puis au premier tour du WTA 1000 de Pékin, en s’imposant face à Antonia Ruzic (6-3, 7-6[2]). Le chemin vers une reconstruction semblait tracé. Mais face à Karolina Muchova, l’histoire a repris son triste scénario : après quelques jeux disputés, le corps a lâché. Menée 4-2, Badosa a quitté le court en pleurs, incapable de contenir la douleur ni la frustration.
Paula Badosa retired at 2-4 down in set 1 vs Karolina Muchova.
— edgeAI (@edgeAIapp) September 28, 2025
Took an MTO for a left thigh / groin injury and couldn’t continue.
Was crying during the 6th game. Tough scenes. pic.twitter.com/nh1HN9zmGQ
Cette scène est devenue trop familière. L’Espagnole, ancienne numéro 2 mondiale et grande promesse du tennis féminin, vit depuis des mois une succession d’arrêts qui l’empêchent de retrouver son vrai niveau. Chaque reprise est teintée d’espoir, chaque abandon d’un sentiment d’injustice.
Un retour au sommet de plus en plus improbable
Reste à savoir si cette fois, la blessure est bénigne ou si elle annonce une nouvelle longue traversée du désert. Quoi qu’il en soit, une évidence s’impose : Badosa n’a jamais cessé de lutter. Elle s’accroche, revient, essaie, recommence. Son talent est intact, mais son corps continue de la trahir.
Les fans, eux, oscillent entre admiration et inquiétude. Ils savent qu’à 26 ans, la marge existe encore pour relancer une carrière brisée par les blessures, mais chaque abandon rend l’avenir plus incertain. Paula Badosa incarne aujourd’hui ce paradoxe cruel : une joueuse capable de viser les sommets, mais enfermée dans un corps fragile qui refuse de suivre son ambition.
