Carlos Alcaraz n’en finit plus de marquer son époque. Sacré pour la sixième fois en Grand Chelem après sa victoire face à Jannik Sinner en finale de l’US Open, l’Espagnol a retrouvé la première place mondiale et confirmé son statut de phénomène planétaire. À seulement 22 ans, il est déjà bien plus qu’un champion : il est devenu un visage incontournable du sport mondial, capable de faire vibrer un public bien au-delà des amateurs de tennis.
Un aimant pour le public
Mark Petchey, ancien coach d’Andy Murray et d’Emma Raducanu, estime même que le prodige espagnol possède un « pouvoir d’attraction » unique, un magnétisme qui rappelle Michael Jordan dans les années 1990. "Les statistiques disent que Djokovic est le plus grand de tous les temps, mais si l’on parle de charisme et de capacité à séduire ceux qui, normalement, ne regardent pas de tennis, Alcaraz est à un niveau à part ", a-t-il confié dans des propos reportés par Tennis365 " Il a ce petit quelque chose, ce pouvoir d'attraction, qui pousse les gens à allumer leur télé juste pour le voir jouer. "
Avec plus de trois millions de téléspectateurs aux États-Unis devant la finale de l’US Open — du jamais vu depuis 2015 pour une finale —, Alcaraz confirme son aura médiatique. Ses six titres majeurs le placent déjà aux côtés de légendes comme Boris Becker ou Stefan Edberg, et certains n’hésitent pas à lui prédire une carrière capable de rivaliser un jour avec les records de Novak Djokovic.
Mais Petchey prévient : le chemin est encore long et l’Espagnol devra gérer son calendrier avec intelligence : "Il ne doit pas tomber dans le piège de trop jouer ou de s’épuiser avec des exhibitions inutiles. S’il veut durer, il doit rester frais pour les grands rendez-vous. Les fans veulent qu’il soit malin, car plus sa carrière sera longue, plus le tennis sera excitant ", souligne l’expert britannique.
Alcaraz a d’ailleurs déjà fait un choix fort en renonçant à la Coupe Davis cette semaine pour mieux préparer la suite : la Laver Cup avec l’équipe Europe, puis la tournée asiatique avec l'Open du Japon et le Masters 1000 de Shanghai. Une stratégie claire : préserver son corps et prolonger le plaisir.
