Paula Badosa : le combat perpétuel contre la douleur

by Khalil Semlali
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Paula Badosa : le combat perpétuel contre la douleur
© Facebook / TENNIS.com

Longtemps considérée comme l’un des grands espoirs du tennis féminin espagnol, Paula Badosa traverse une période sombre marquée par une blessure tenace au dos qui freine brutalement son ascension. Depuis plusieurs mois, la joueuse peine à enchaîner les tournois sans douleur, contrainte de composer avec une gêne persistante qui affecte autant son niveau de jeu que sa confiance. Entre rechutes, forfaits et tentatives de retour, Badosa se bat au quotidien pour retrouver son meilleur niveau, mais cette lutte physique s’est transformée en un véritable défi mental. Le talent est là, l’envie aussi — mais pour l’instant, c’est le corps qui dicte les règles, et malheureusement il semble bien que cette blessure ne s'en ira pas de sitot comme l'a confessé la propre joueuse pour une interview accordée à Eurosport : " C’est une blessure chronique. Ce qui se passe cette fois-ci, c’est que c’est différent : je continue de contrôler la douleur du côté droit, mais maintenant, elle survient soudainement et touche un nerf. C’est comme une hernie qui s’est déplacée. Je pourrais jouer avec ça, le problème, c’est que ça touche le nerf. Avec ça, je ne peux même pas mener une vie normale. Chaque jour, je me réveille avec la peur. Je ne vais pas mentir, cette semaine, j’ai dû envoyer des messages à Pol (Toledo) à cinq heures du matin parce que je n’arrivais pas à dormir. Je ne supporte plus cette incertitude : est-ce que mon dos ira bien aujourd’hui ? Est-ce que je pourrai mener une vie normale ? Mentalement, c’est ce qui me coûte le plus. " a-t-elle expliqué. 

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Une retraite dans la fleur de l’âge 

L'Espagnole sait qu'elle ne pourra pas continuer à vivre sans se faire opérer et elle sait aussi que cette opération marquera la fin de sa carrière : " Pour que je prenne ma retraite, il faudrait que ce soient les médecins qui me le disent… et je suis en contact quotidien avec eux. Je leur ai souvent dit : tant que vous ne m’opérerez pas et qu’il restera une solution, je continuerai avec les infiltrations, même si je sais à quel point elles me font du mal et à quel point elles sont nocives pour le corps. Ma retraite, je l’ai acceptée, je l’ai intégrée. Avoir un caractère aussi fort m’a aidée à faire face à cela avec le temps. Je sais que je vais devoir arrêter jeune, et le lendemain, j’irai directement au bloc opératoire. Je le sais à cause de la carrière que j’ai eue et des problèmes que j’ai au dos. " a-t-elle expliqué. 

Paula Badosa
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