On ne peut gagner que si l’on est heureux


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On ne peut gagner que si l’on est heureux

La semaine dernière j’ai assisté à la finale du tournoi de Charleston entre Andrea Petkovic et Jana Cepalova. J’aime bien regarder du tennis joué sur terre battue verte : la couleur du court, pour ceux qui sont habitués à l’ocre des terrains européens, devient quelque chose d’irréel.

Cependant, ce qui m’a frappé le plus n’était pas la surface verte ni le niveau de jeu des deux finalistes. C’était le speech d’Andrea Petkovic à la fin de la rencontre qui m’a effectivement enchanté, avec son beau sourire - tel que celui du voyageur qui a sillonné tous les pays - ainsi que sa voix claire à l’intonation presque masculine. Alors qu’elle parlait, Andrea tenait maladroitement un bouquet de fleurs, comme si c’était la première fois qu’elle faisait cela. Et pourtant, même ce geste pas très élégant ajoutait une couche de vérité et de sincérité à ce qu’elle était en train de dire.

Elle a d’abord félicité son adversaire, son ton n’étant en aucune manière formel ou hypocrite. Andrea a rappelé que Cepalova, âgée à l’époque de 20 ans seulement, s’était rendue à Charleston toute seule, sans sponsor, sans coach ni proches, en se disant admirée par autant de courage. L'Allemande s’était donc adressée à ses proches et à son coach à elle pour rappeler, sans perdre son sourire, les moments les plus compliqués où ses nombreuses blessures lui ont empêché de participer aux compétitions, en provoquant sa dégringolade dans le classement Wta. Enfin, elle a remercié les organisateurs de “L’un des plus beaux tournois au monde” ; même en cet instant aussi banal, elle a réussi à être très simple et adorable à mes yeux. Ébranlé par autant de spontanéité et (j’avoue) de beauté, j’ai commencé à chercher des infos sur son compte. J’ai finalement trouvé, en fouillant parmi plusieurs articles, ce que au fond je savais déjà sans la connaitre, ce que j’avais pressenti sans que cela ne donne corps à une pensée accomplie.

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