Roger Federer : "Je ne pense pas être le meilleur"

Le Suisse fait preuve d'humilité avant d'affronter Kohlschreiber pour décrocher une place en quarts à Rotterdam

by Niccolo Inches
SHARE
Roger Federer : "Je ne pense pas être le meilleur"

La campagne néerlandaise de Rotterdam n’aurait pu avoir meilleure entrée en lice pour Roger Federer : le Suisse s’est effectivement débarrassé de Ruben Bemelmans en 46 minutes (6-1 6-2) ce mercredi.

C’est surprenant”, a avoué le n.2 mondial devant la presse, “Il fallait bien commencer et lui mettre de la pression dès les premiers échanges, en l’obligeant à faire quelque chose de spécial”.

Le Maestro va retrouver ce soir l’Allemand Philipp Kohlschreiber, battu 12 fois en 12 rencontres : “Ce sera une partie différente, on va passer d’un gaucher à un droitier. J’espère disputer un bon match.

C’est comme un sprint vers la ligne d’arrivée. Le début du match va être encore une fois décisif, je n’ai pas envie d'être mené. J’envisage être tout le temps concentré.

J’aime bien jouer avec Philipp”. Le tournoi Atp 500 ABN Amro est l’une des rares étapes du circuit où Roger ne s'est pas présenté avec sa famille : “Je n’aime pas trop faire cela, mais ça va.

En plus c’était la Saint Valentin. Mon match a été romantique aujourd’hui (hier, ndlr) mais j’ai envie de dire que j’ai vécu des moments bien plus romantiques! ”. “J’ai atteint les 96 titres et si j''arrive à en remporter 100, ce serait exceptionnel", a continué Federer, "Être à nouveau n.1, ce serait également spécial.

Les enfants en seraient enthousiastes. Je ne suis pas sûr qu’ils soient au courant par rapport à cette éventualité. Il s’agit d’un aboutissement que je vise davantage en hommage à ceux qui m’ont aidé à revenir au top, notamment mes entraîneurs (...) Je ne me lève pas le matin en pensant que c’est moi le meilleur joueur du monde, je ne me sens pas à l’aise avec cela et ce n’est pas vrai en plus”, a-t-il ajouté avec humilité, “Pour l'instant je suis encore sur le circuit et on ne saura jamais qui viendra après moi.

Les temps ont changé, les tournois du Grand Chelem sont devenus beaucoup plus importants qu’avant. A Noel, il y a longtemps, certains n’allait même pas à Melbourne pour jouer l’Open d’Australie”.

Roger Federer
SHARE