Roger Federer : "Le seul regret de ma vie ? Les personnes que j'ai perdues"


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Roger Federer : "Le seul regret de ma vie ? Les personnes que j'ai perdues"

En marge de Roland Garros, Roger Federer s’était confié devant les cameras de l’émission la Clique du dimanche en explicant comment il a réussi à garder les pieds sur terre après une carriere aussi impressionnante : "Arriver aussi loin en restant humain et normal est difficile des fois, mais hereusement j’ai ma famille et mon entourage qui sont toujours là pour m’aider à garder l’esprit clair, les gens me voient comme un surhomme, mais moi je ne me sens pas comme ça et c’est difficile à gérer.

Quand je me regarde dans un miroir, je ne vois qu’un gars qui aime jouer au tennis, un papa, un ami, un fils et un mari, mais certainement pas un être surhumain", a-t-il declaré, "Les attentes des fans me mettent énormément de pression, et si je m’amusais à faire plaisir à tout le monde, je passerais à coté de ce qui est essentiel et je perdrais toute mon authenticité, et je pense que c’est grâce à ça que j’ai réussi à rester moi-même", a continué le Suisse en expliquant, "j’avoue quand même que c’était plus compliqué à mes débuts, j’etais jeune et je ne savais pas gérer les medias et toute la popularité autour de moi".

"Je vis une vie de rêve je ne le cache pas, des fois ca a ses bons côtés, d’autre fois la célébrité passe facture, mais au final je me dois de protéger ma famille c’est ma priorité absolue", a-t-il continué, "Je suis une personne totalement normale, j’ai joué comme tout le monde à la PlayStation et à Super Mario, mais malheureusement à cause du planning et des entrainements, il faut faire des sacrifices et je n’ai plus tellement le temps de m’adonner à mes loisirs, comme le foot le Ping-pong ou le ski mais je reprendrais toutes ces activités des que j’aurais atteint ma retraite, qui je l’espère est encore loin", a-t-il avoué, avant de continuer, "cela dit si je devais arrêter ma carrière demain car ma famille ne peut plus suivre le rythme, je le ferais sans la moindre hésitation, j’ai tout donné pour ce sport, et je sais que je serais heureux même sans tennis, je passerais à une autre étape de ma vie et toutes les étapes sont magnifiques à leur manière".

Federer est ensuite revenu sur sa fondation en Afrique du Sud : "J’ai toujours voulu collaborer et apporter quelque chose dans ce monde, et dès mes 22 ans j’ai créé la fondation Roger Federer dans le pays natale de ma mère, et depuis je me rend très souvent la bas pour superviser le programme d’éducation des jeunes défavorisés, car si il y a une chose en laquelle je crois fortement, c’est qu’avec une bonne éducation on peut changer des nations", a assuré le n° 3 mondial.

Enfin questionné sur ses regrets personnels, le natif de Bale a conclu l’entretien en répondant : "Professionnellement je ne regrette rien, j’ai accompli plus que je ne l’aurais jamais espéré, ce que je regrette ce sont les gens que j’ai perdu et je regretterais beaucoup ceux que je perdrais dans les 20 années à venir, ce sont des choses qui me rendent particulièrement triste".