Nadal, Federer, Djokovic : Combien faut-il payer pour qu'ils jouent un 250?


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Nadal, Federer, Djokovic : Combien faut-il payer pour qu'ils jouent un 250?

Ce n’est pas un secret : les meilleurs du monde reçoivent bien de très riches honoraires pour disputer des tournois tels que les ATP 250 ou 500. Roger Federer l’a lui-même avoué au cours du dernier Open d’Australie, en parlant de sa programmation “allégée” en événements mineurs qui lui a permis son extraordinaire longévité : “En 2004, juste après mon premier titre à Melbourne, mon entraîneur physique Pierre Paganini m’avait conseillé de ne pas me laisser séduire par les honoraires de participation aux tournois 250 ou 500”.

En marge du tournoi 250 de Montpellier, le journaliste Benoit Maylin et l’ancien pro Arnaud Di Pasquale ont analysé la question lors d'un rendez-vous récent de l’émission DiP Impact sur Eurosport : “1 million, c’est pour les top 2-3 peut-êtrePlutôt, c'est pour avoir Federer.

Nadal, ça coûte autour de 800.000 euros. Lui et Djokovic ne remplissent pas une salle autant que Federer. Toutefois, quand vous lâchez 1 million pour avoir Federer, sachez que vous mettez en péril la survie de votre tournoi, économiquement parlant (...) Normalement, [la proposition] se fait un an plus tôt avec l’agent du joueur.

Toutes les affiches et la com’ se concentrent sur ça. Sauf que le joueur peut se blesser ou perdre d’entrée, ça peut arriver. C’est une véritable catastrophe économique, bien qu’il existe des joueurs qui rendent l’argent, comme dans le cas de Wawrinka ou de Pat Rafter”.

Il y a bien des exceptions (confirmant la règle) : bien qu’il ait bénéficié d’une invitation last minute en 2018 de la part du directeur du tournoi de Rotterdam Richard Krajicek, Federer n’avait pas touché de bonus en dehors du chèque réservé au champion, les ressources du budget des organisateurs étant désormais affectées depuis longtemps.

En 2015, Nadal s’était quant à lui “contenté” de 500.000 euros pour participer au tournoi de Hambourg, en ayant reçu une invitation quelques semaines seulement avant l'événement, dont l’effort financier visait principalement à contrer la pénurie de top player.