ATHÈNES — Sur le parquet du tout nouveau tournoi ATP 250 d’Athènes, Novak Djokovic n’a pas seulement remporté son match d’ouverture : il a célébré une forme de renaissance, un enracinement presque intime. Le champion serbe, détenteur de 24 titres du Grand Chelem, a dominé Alejandro Tabilo en deux sets (7-6, 6-1). Une victoire claire, mais dont la portée dépasse le cadre purement sportif.
Une ville adoptive
Sous les applaudissements d’un public conquis, Djokovic a confié, sourire aux lèvres : "Je me sens déjà un peu Grec. " Puis il a ajouté : " Je ressens cet endroit comme si c’était ma maison. Cela fait plusieurs mois que je me suis installé ici avec ma famille… "
Dans ses mots, aucune formule convenue, mais une sincérité rare. À 38 ans, le Serbe semble avoir trouvé, dans la capitale grecque, un équilibre qui dépasse la compétition : "Je suis toujours un candidat à tout ", a-t-il rappelé, mais son discours dit autre chose : désormais, Athènes n’est plus qu’une étape sur le circuit, c’est un refuge.
Au-delà du score
Le match avait pourtant une dimension mentale non négligeable : Djokovic n’avait encore jamais battu Tabilo ." L’historique des confrontations te maintient en alerte… ", a-t-il reconnu. Même gêné par « quelques problèmes physiques », il s’est adapté, a pris le contrôle, et a fini par dérouler son tennis avec une aisance souveraine.
Une gratitude sincère
Porté par l’atmosphère du stade, Djokovic s’est ensuite tourné vers les tribunes : " je serai toujours reconnaissant de l’hospitalité que m’a offerte ce peuple. Ils sont connus pour ouvrir les bras à ceux qui arrivent… " Et il a conclu : " Désormais, je porte Athènes dans mon cœur. "
Ces mots résument l’essentiel : ce soir-là, on n’a pas vu un joueur sur le retour, mais un homme comblé.
Objectif mesuré mais déterminé
Lorsque la question du titre est venue, Djokovic a temporisé : "Bien sûr que c’est l’objectif, mais le tournoi ne fait que commencer pour moi. Il faut tout prendre plus calmement, étape par étape, jour après jour. " Fini la frénésie du “tout-gagner-tout-de-suite” pour le champion des Balkans. Place à la maîtrise, à l’expérience et à la patience.
