Novak Djokovic, l’éternel combattant face à une nouvelle génération trop puissante

by Khalil Semlali
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Novak Djokovic, l’éternel combattant face à une nouvelle génération trop puissante
© Facebook / Novak Djokovic

Novak Djokovic a une fois de plus tout donné sur le gazon de Wimbledon, montrant son immense détermination, sa combativité intacte et son amour du jeu. Mais malgré toute son expérience et son intelligence tactique, le champion serbe de 37 ans n’a pu que constater l’inévitable: la nouvelle génération, emmenée par Jannik Sinner et Carlos Alcaraz, a pris le relais, imposant un niveau physique qu’il ne parvient plus totalement à suivre.

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Face à Sinner en demi-finale, Djokovic a semblé dépassé par la vitesse, la régularité et l’intensité du jeu de l’Italien. Quelques mois plus tôt, c’est l'Italien qui l’avait éteint à Roland-Garros. Les deux jeunes prodiges incarnent un tennis ultra-physique, explosif et constant, une combinaison que même le plus grand palmarès de l’histoire a du mal à contenir. Djokovic, malgré tout son courage, semble désormais lutter contre une donnée implacable : le temps.

Djokovic se rend à l'évidence

"Je sens que je peux encore bien jouer, mais je dois accepter que le corps ne réagit plus comme avant, surtout face à des joueurs comme Jannik et Carlos, qui sont dans la force de l’âge et qui repoussent les limites à chaque match", confiait-il récemment. L’écart physique devient de plus en plus visible, même si son mental de champion lui permet encore de rivaliser pendant de longs échanges. Mais face à la puissance constante et à l’explosivité de Sinner ou d’Alcaraz, les occasions de dominer se raréfient "  Mon corps me lâche. Aussi bien que je puisse en prendre soin de manière complète, la réalité me rattrape — surtout au cours des 18 derniers mois — comme jamais auparavant, sincèrement. C’est difficile à accepter pour moi, car je sens que, lorsque je suis frais, en forme, je peux encore jouer à un très haut niveau de tennis. Je l’ai prouvé cette année. Je suppose que jouer en format trois sets gagnants, et encore plus cette saison, a été une véritable souffrance physique pour moi. Plus le tournoi avance, plus mon état se détériore. J’atteins les derniers tours, j’ai disputé les demi-finales de tous les Grands Chelems, mais je dois affronter Sinner et Alcaraz. Ces gars sont jeunes, puissants, en pleine forme. J’ai l’impression d’arriver à ces matchs avec le réservoir à moitié vide, et dans ces conditions, il est impossible de gagner. C’est comme ça, c’est une de ces choses que je dois accepter et assumer. Je dois faire face à la réalité, et essayer d’en tirer le maximum, je suppose." a-t-il expliqué aux micros de Wimbledon.

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Si Djokovic continue à viser les sommets, il le fait aujourd’hui en connaissance de cause: les jeunes loups ne lui laisseront aucun répit. Le Serbe ne sort pas humilié — loin de là — mais il sait désormais que l’ère dans laquelle il régnait sans partage touche à sa fin. Et s’il reste une icône, un mythe vivant, la réalité du court montre que le trône a peut-être déjà changé de propriétaire.

Novak Djokovic Carlos Alcaraz Jannik Sinner
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