Djokovic : "Les cicatrices de la guerre resteront à jamais sur ma peau"



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Djokovic : "Les cicatrices de la guerre resteront à jamais sur ma peau"

Dans une interview accordée à Jay Shetty, Novak Djokovic s'est souvenu de l'époque où son pays, la Serbie, était en guerre. Le natif de Belgrade a fait une réflexion très profonde à ce sujet : "De 1991 à 1992, jusqu'en 2000, nous avons eu l'embargo, la guerre puis le cessez-le-feu (...) En 1999, en Serbie, des bombardements ont eu lieu pendant deux mois et demi chaque jour et chaque nuit.

Quand j'étais là-bas, ma famille aussi était là-bas, nous nous réveillions tous les soirs pendant deux mois et demi à cause de l'alarme, des avions qui survolaient et c'était dévastateur, effrayant.

C'était la pire chose que nous n'ayons jamais vue. Rien que de voir des avions voler au-dessus de votre tête larguant des bombes sur des hôpitaux et sur tout, c’était terrible. Beaucoup d'innocents sont morts.

Heureusement, je n'ai perdu personnellement aucun de mes proches, mais je connais des personnes qui ont perdu leurs plus chers et c'est une cicatrice qui reste en vous pour toujours, alors ce souvenir restera avec moi pour toujours"

Poursuivant son récit, l’actuel n.1 mondial a raconté : "Au début, je sentais que je voulais me venger pour la plupart des gens de notre pays, qui sont ces types pour bombarder des innocents ? Qu'est-ce qui se passe ? J'avais 12 ans et me souviens que j’ai célébré mon 12e anniversaire en journée parce que nous n’allions pas à l’école, il fallait se cacher, puis après une semaine ou deux, nous nous sommes dit, allons nous occuper de nos vies.

On s’en fiche de ce qui va se passer. Je me souviens que lors de mon 12e anniversaire, je voyais mes amis au club de tennis et passais beaucoup de temps avec eux. Nous n’allions pas à l'école, donc c'était super !

Ils chantaient la chanson Happy Birthday et j'avais cette image d'un avion larguant des bombes un peu partout. C'était horrible, mais en même temps, j'avais l'impression de grandir à l'intérieur [de moi-même] et mes parents m'ont beaucoup aidé pour ça.

C'est que nous ne pouvons pas juger la nation entière ou tout le monde pour les actions de certains individus, groupes, institutions ou quiconque ayant décidé de bombarder notre pays et de tuer des innocents.

Nous ne pouvions pas juger les gens pour cela, et vous voulez absolument pardonner à tout le monde et pour tout ce qu'ils ont fait, mais vous ne pouvez pas l'oublier".