"Une honte! Les autorités australiennes ont traité Novak comme s'il était criminel"



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"Une honte! Les autorités australiennes ont traité Novak comme s'il était criminel"

Srdjan Djokovic, père du No. 1 mondial du tennis masculin, a fustigé les autorités australiennes en qualifiant leur décision de refuser le visa de Novak Djokovic de "honteuse" Djokovic a atterri en Australie le 5 janvier et a été bloqué à l'aéroport de Melbourne pendant neuf heures avant d'être informé que son visa lui avait été refusé, puis sommé de quitter le pays.

Cependant, Djokovic a refusé de s’exécuter ayant reçu une exemption en bonne et due formedélivré par Tennis Australia et l’Etat de Victoria. Le champion serbe a recouru à ses avocats qui ont immédiatement fait appel de la décision.

Le père de Djokovic a déclaré que son fils avait été traité par les autorités australiennes comme s'il était un "criminel" "C'est une décision honteuse.

Une déportation. Nous devons tous sortir et l’accueillir [quand il reviendra]. Je ne peux pas parler à mon fils ; ils le présentent comme un criminel. Je suis à court de mots pour décrire tout ce qu'ils lui ont fait", a déclaré Srdjan à Blic.

Le Premier ministre australien a confirmé la nouvelle sur Djokovic

Scott Morrison, soupçonné par certains de vouloir tirer un intérêt politique de cette affaire, a déclaré que personne n’est au-dessus des règles établies en Australie, pas même le numéro un mondial 1 Djokovic.

"Le visa de M. Djokovic a été annulé. Les règles sont les règles, surtout en ce qui concerne nos frontières. Personne n'est au-dessus de ces règles. Nos politiques frontalières strictes ont été essentielles pour que l'Australie ait l'un des taux de mortalité les plus bas au monde à cause de covid, nous continuent d'être vigilants", a tweeté Morrison.

Rappelons que l’Australie est un pays où plus de 600 000 contaminations sont enregistrées chaque jour à l’heure actuelle, ce qui laisse tout à fait perplexe sur cette volonté de s’en prendre à un seul joueur de tennis qui a été, par ailleurs, certainement testé négatif avant de prendre l’avion.

Plusieurs s’interroge davantage sur cette la volonté répétée du gouvernement australien de vouloir "protéger ses frontières" vaille que vaille, alors que le niveau de contamination dans le pays a déjà atteint un pic jamais égalée, visiblement hors du contrôle des autorités.

Cette situation fâcheuse porte dès lors davantage l’empreinte d’une décision politique plutôt que d’une décision d’ordre sanitaire voire rationnelle. Avant que le visa de Djokovic ne soit refusé, le président serbe Aleksandar Vucic a sommé les autorités australiennes de "cesser de harceler Novak Djokovic"

"Je viens de parler au téléphone avec Novak Djokovic. J'ai dit à notre Novak que toute la Serbie était avec lui et que nos autorités prenaient toutes les mesures pour mettre immédiatement fin au harcèlement subi par le meilleur joueur de tennis du monde.

Conformément à toutes les normes du droit international public, la Serbie se battra pour Novak Djokovic, pour la justice et la vérité. Sinon, Novak est quelqu’un de fort, comme nous le savons tous", a déclaré le président serbe Aleksandar Vucic dans un post Instagram.

Djokovic, 9 fois champion record à Melbourne, est désormais susceptible de manquer l'Open d'Australie, mais nous en apprendrons sans doute davantage dans les heures et jours à venir.