Les forfaits de Jannik Sinner, Jack Draper et Holger Rune pour l’US Open relancent le débat sur les exigences physiques du tennis moderne.
L’ancien joueur italien Paolo Bertolucci estime que ces absences ne sont pas des cas isolés, mais qu’elles s’inscrivent dans une tendance plus large, qui touche même les jeunes stars du circuit.
Posting Jannik Sinner greatness in order to heal his knee… pic.twitter.com/mHV1xhbmWM
ADVERTISEMENT— SandrineKem🇫🇷🇪🇺 (@SandrineK92) August 10, 2026
Évoquant les récents forfaits sur blessure, Bertolucci a estimé que les joueurs actuels étaient contraints de pousser leur organisme à des limites inédites pour rester compétitifs au plus haut niveau.
Sinner, Draper et Rune illustrent un problème grandissant
Bertolucci a cité les cas de Jannik Sinner, Jack Draper et Holger Rune pour illustrer les exigences physiques croissantes du tennis moderne. Tous trois sont encore jeunes et considérés comme des figures majeures de la nouvelle génération.
Pourtant, les blessures ont compromis leurs ambitions à l’US Open. L’Italien a connu un contretemps à la fin du mois de juillet, tandis que le Britannique et le Danois connaissent des difficultés depuis plusieurs mois.
Rune n’a plus disputé le moindre match depuis la rupture de son tendon d’Achille lors de la demi-finale du tournoi de Stockholm, l’an dernier. De son côté, Draper n’a joué que 15 matchs cette saison. Il peine à se remettre d’un problème au bras gauche et doit désormais composer avec des douleurs au genou, qui viennent alourdir une liste déjà longue de pépins physiques.
Selon Bertolucci, les joueurs sont aujourd’hui confrontés à des programmes d’entraînement toujours plus intenses et à des exigences physiques qui les poussent dans leurs derniers retranchements. Une fois cette limite franchie, la récupération peut s’étendre sur une longue période, comme l’ont démontré plusieurs absences de premier plan cette saison.
La gestion du calendrier est devenue essentielle
Bertolucci a également évoqué la situation de Carlos Alcaraz, autre exemple révélateur. L’Espagnol s’apprête à renouer avec la compétition à l’US Open après avoir passé plus de quatre mois loin des courts.
Son cas souligne l’importance d’une récupération minutieuse et d’une planification rigoureuse dans la carrière d’un joueur. Depuis le mois d’avril, Carlos a manqué deux tournois du Grand Chelem et quatre épreuves de catégorie Masters 1000.
Pour Bertolucci, le tennis moderne impose de trouver un équilibre parfait entre progression technique et gestion physique. Alors que la saison devient toujours plus exigeante, il estime que la programmation des tournois et des périodes d’entraînement est désormais aussi importante que le travail réalisé sur le court.
À mesure que les meilleurs joueurs sont de plus en plus nombreux à être rattrapés par les blessures, le débat sur les exigences physiques du tennis est loin de s’éteindre.
"Before we focus on Jannik, let’s start with some obvious facts that everyone can see. Jack will not play the US Open, and Holger has been sidelined for many months. These are young players, on the rise, and yet they cannot compete.
This should make us reflect on what tennis has become physically. Players are forced to undergo increasingly demanding training. The body becomes like an elastic band stretched a little more each day, until it reaches its limit.
When that elastic band finally snaps, injuries become serious and require long recovery. Carlos himself is now ready to return to the US Open, but he has not played a single match since mid-April.
This is why, over the years, scheduling has become increasingly important. In the past, it was not done haphazardly, but it was perhaps a little less structured.
Today, on the contrary, it demands maximum attention and a perfect balance between technical and physical aspects in order to bring the player into the best possible condition," Paolo Bertolucci said.
