Le tennis Italien est en pleine remontée grâce à la génération montante et surtout des exploits de Jannik Sinner, mais la question de l’engagement national revient régulièrement sur le devant de la scène. Récemment, Barbara Tibaldi, syndicaliste italienne, a adressé un message fort au numéro un mondial, le champion originaire d’Italie, au sujet de son lien avec son pays.
Le patriotisme commence par les impôts
Dans une émission télévisée, elle a déclaré : " Le péché est le produit d’une culture qui s’est construite dans ce pays grâce à l’irresponsabilité de nombreuses familles et de nombreux entrepreneurs. Être fier d’être Italien, c’est contribuer au bien de son pays. Et c’est être fier de payer ses impôts en Italie. " lance-t-elle.
"Se #Sinner è orgoglioso di essere italiano dovrebbe partecipare al bene del suo paese e pagare le tasse in Italia"
— Realpolitiktv (@RealPolitikR4) November 5, 2025
Barbara Tibaldi a #Realpolitik pic.twitter.com/0ldo43cDkG
Son intervention fait écho à la décision de Sinner de ne pas participer à la Coupe Davis en 2025, et à certaines critiques concernant sa résidence fiscale à l’étranger. Tibaldi n’a pas directement visé Sinner, mais son message était clair : pour elle, l’appartenance nationale implique des gestes concrets.
Sinner reste une référence pour le tennis transalpin
Le jeune natif de San Candido, numéro un mondial, incarne aujourd’hui l’espoir du tennis italien. Ses performances sur le circuit rapportent de la visibilité et de la fierté à son pays. Mais selon Tibaldi, cette reconnaissance sportive ne doit pas exclure une responsabilité civique. « Être fier d’être Italien, c’est contribuer au bien de son pays », a-t-elle insisté, avant d’ajouter que cela passait par « être fier de payer ses impôts en Italie ».
Plus qu’un simple appel, cette prise de position permet de soulever plusieurs questions pour le tennis et le sport en général en Italie : quelle place pour l’engagement national dans la carrière des athlètes ? Jusqu’où une star du sport doit-elle incarner des valeurs civiques et fiscales ? Et comment concilier carrière internationale et responsabilité locale ?
En conclusion, ce mot d’ordre de Barbara Tibaldi résonne comme un rappel : le succès individuel ne doit pas faire oublier l’appartenance commune et les responsabilités qui en découlent. Pour Sinner et ses collègues italiens, la question n’est plus seulement de gagner des titres, mais aussi de répondre à l’appel d’une communauté qui les observe et les soutient.
