Le forfait de Jannik Sinner au Masters 1000 de Shanghai 2025 a relancé un débat déjà brûlant : le numéro 2 mondial serait-il un peu fragile ? C’est en tout cas ce qu’affirme l’ancien joueur italien Paolo Bertolucci, jamais avare de mots francs.
Alors qu’il menait 3-2 dans le dernier set contre Tallon Griekspoor, Sinner a dû abandonner, victime de crampes après un deuxième set marathon. Sous la chaleur suffocante et l’humidité chinoise, il a rejoint la liste des sept joueurs contraints de jeter l’éponge en plein match à Shanghai. Une image dure à avaler pour celui qui avait remporté le tournoi un an plus tôt.
Et ce n’est pas la première fois que le scénario se répète : Sinner était déjà tenant du titre à Cincinnati quand il avait abandonné face à Carlos Alcaraz (0-5) en finale. Une double statistique que personne n’a envie d’inscrire à son palmarès.
Pour Bertolucci, le constat est clair
Paolo Bertolluci , une légende du tennis transalpin ne mâche pas ses mots sur la condition physique de son compatriote " C’est dommage, Sinner avait une vraie carte à jouer ici. Mais le garçon est un peu frêle. Une fois, c’est des crampes ; une autre, c’est l’estomac, le coude, les ampoules, la hanche… Ça commence à faire beaucoup." a lancé l’ancien n°12 mondial pour le compte de Sky Sports Ilatia et qui a poursuivi sans détour : "Il n’a pas la même solidité physique que Djokovic ou Alcaraz. Ce n’est plus une surprise. Mais bon, relativisons : dans cette “tragédie”, on parle quand même du numéro 2 mondial. "
Une mauvaise gestion du calendrier
Bertolucci en a aussi profité pour tacler la gestion du calendrier du jeune Italien, notamment sa participation au tournoi de Pékin : "Tout ça en un mois et demi ! Franchement, était-ce nécessaire d’aller à Pékin ? On connaît la réponse : les points, le classement, la course au numéro un… Mais à quoi bon, si ton corps ne suit pas ? " Et de conclure avec une pointe d’ironie : "Oui, sa saison a été raccourcie par cette stupide suspension pour dopage, mais ça ne change rien au fond du problème. Sinner tire trop sur la corde. "
Un constat lucide et tranchant : le prodige italien avance vite, peut-être trop vite pour son propre corps.
