La longue et splendide histoire de l'US Open



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La longue et splendide histoire de l'US Open

L'organisation de l'US Open 2020 a longtemps été incertaine et troublée en raison de la pandémie mondiale de Covid-19, qui a sévi dans le monde et aux États-Unis. Cette année, entre protocoles de santé et importantes absences, comme celle du champion en titre qui est Rafael Nadal, le Chelem de New York va vivre l'une des saisons les plus atypiques de sa longue histoire.

Parlons d'histoire, depuis 1881 et donc en 139 ans. Les États-Unis ont connus une lutte entre le Nord et le Sud, mais entre-temps, la National Lawn Tennis Association a été créée en 1881.

Quelques années plus tard, elle est devenue l'USTA. Le 31 août 1881, l'association organisa la première édition des championnats nationaux américains, à Newport, Rhode Island.

Richard Sears a remporté la première épreuve en battant William Glyn en finale. Après cette victoire, il a réussi à détenir encore le titre par six fois ! Dans les trois premières décennies du XXe siècle, il y avait le légendaire Bill Tilden et les mousquetaires français Jean Borotra, Henri Cochet, René Lacoste et Jacques Brugnon, suivis du Britannique Fred Perry.

Les stars américaines ont signé les années d'après ; Don Budge, Elizabeth Ryan, Bobby Riggs et Helen Wills Moody. Après la Seconde Guerre mondiale, il y a eu un dominion américain, suivi de l'hégémonie australienne.

Avec l’ère Open, Arthur Ashe a remporté la première victoire d'un joueur de tennis afro-américain dans une finale inoubliable contre Tom Okker.

De Forest Hill à Flushing Meadows et de l'herbe aux courts durs

Le changement de surface a été l'un des moments les plus importants du Chelem américain ; de 1881 à 1974 (quatre-vingt-treize ans), l'US Open se joue sur des courts en gazon.

De l'herbe, le tournoi passa pendant deux ans (1975-1977) aux courts verts en terre battue. C'est depuis l'édition de 1978 que le Chelem de New York se joue sur des courts durs. Le passage historique de Forest Hills à Flushing Meadows a été précédé par les réalisations de Rod Laver, Billy Jane King, Margaret Smith, Ilie Nastase, Evonne Goolagong, Virginia Wade, John Newcombe et Ken Roswell.

Entre les années 1970 et 1980, le tennis a vécu un autre âge d'or, grâce à des champions comme John McEnroe, Jimmy Connors, Ivan Lendl, Chris Evert, Martina Navratilova et Boris Becker, qui se sont affrontés sur les courts de Flushing Meadows.

Les rivalités entre Andre Agassi et Pete Sampras et celle entre Monica Seles et Steffi Graf caractérisent les années 1990. Le nouveau millénaire a vu l'avènement du Big Three : Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic, tandis qu'en simple féminin il y avait Serena Williams, sa sœur Venus et Maria Sharapova.

Parmi ces géants, il y a eu des surprises étonnantes, comme la victoire de Juan Martin de Potro en 2009, la victoire d'Andy Murray en 2012, la finale 2014 entre Marin Cilic et Kei Nishikori, ou la finale entièrement italienne entre Flavia Pennetta et Roberta Vinci, en 2015.

Depuis 2016, le nouveau toit rétractable du stade Arthur Ashe est la dernière merveille technologique d'un tournoi en constante évolution, qui tente toujours de maintenir le haut niveau technologique et organisationnel qui sied aux plus grands événements sportifs.

Même si l’événement est atypique cette année, du fait de nombreux protocoles, il donnera certainement lieu à des bataillles dignes d’un Grand Chelem datant de plusieurs années.