Andy Roddick explique pourquoi Alex Eala est si difficile à affronter

by Sead Dedovic
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Andy Roddick explique pourquoi Alex Eala est si difficile à affronter
© mubadaladcopen / X / Fair Use

Alexandra Eala est l’une des grandes révélations du circuit WTA en 2026, et Andy Roddick estime qu’un aspect de son jeu est bien plus dangereux qu’il n’y paraît.

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Eala ne possède pas l’un des services les plus rapides du circuit. Sa deuxième balle, plus lente, peut sembler être une occasion idéale pour ses adversaires. Pourtant, selon Roddick, c’est précisément sur ce point que beaucoup de joueuses peuvent se retrouver en difficulté.

Dans l’émission Q&Andy, l’ancien numéro 1 mondial a expliqué que la joueuse philippine parvenait à protéger son service moins puissant grâce à sa qualité sur la balle suivante.

“Here’s the difference, it’s not just, anybody goes out there, hits a slow serve, and gets away with it. It’s Eala’s ability to crush the next ball if you don’t square up that return,” Roddick said.

Roddick s’est souvenu de ses propres difficultés à générer de la puissance face à une deuxième balle plus tendre. Il estime qu’Eala pose un problème similaire à ses adversaires, tout en étant capable de changer rapidement de direction après le retour.

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“The difference is, it’s not just making the serve or hitting a good return; it’s that against Eala, if you don’t square it up, she’s able to hit that middle ball, both directions, with pace, on the next shot,” he added.

Eala l’a notamment démontré face à Iga Swiatek à Wimbledon. À 21 ans, elle a créé la surprise en éliminant la tenante du titre au troisième tour, avant d’atteindre pour la première fois les huitièmes de finale d’un tournoi du Grand Chelem. Swiatek a reconnu que la deuxième balle moins rapide de son adversaire lui avait posé davantage de problèmes que prévu.

“It was tougher mentally for me to accept these missed returns from the slow serves. I’ve got to say it’s much tougher to return a serve like that than a normal serve. Even though it’s super slow and people might think it’s easy to return that, it’s quite the opposite,” Swiatek said.

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Pour Roddick, imiter Eala ne fonctionnerait pas pour tout le monde

Roddick a insisté sur le fait que l’essentiel n’était pas simplement de servir moins fort. Encore faut-il être capable d’anticiper ce qui se passe immédiatement après le retour.

“You can’t take someone who doesn’t have Eala’s ball-striking ability or ability to hit directionally to the corners, and say, ‘I’m going to serve slower against Iga Swiatek’, welcome to your death,” Roddick said.

“I think Eala’s second serve is probably more effective with the slower version than if it was 10 mph faster. I think she’s starting to kind of figure out how to use it, and maybe not being obsessed with pace.”

Les résultats d’Eala viennent confirmer l’importance de cette analyse. La jeune joueuse ne se contente plus de signer une victoire surprise avant de disparaître au tour suivant.

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Son parcours à Wimbledon s’est arrêté en huitièmes de finale face à Jasmine Paolini, victorieuse 6-4, 4-6, 6-3. Mais Eala a réagi quelques semaines plus tard en remportant le plus grand titre de sa carrière à Washington. Elle y a battu Zheng Qinwen, Leylah Fernandez, Elina Svitolina et Naomi Osaka, avant de renverser Jessica Pegula en finale, 4-6, 6-4, 6-0.

Il s’agissait du premier titre d’Eala sur le circuit WTA, faisant d’elle la première joueuse des Philippines à remporter un trophée en simple dans un tournoi de cette envergure. Ce parcours lui a également permis d’intégrer pour la première fois le top 20 mondial.

“At the beginning of the week, there is no way I would have thought that I would be holding this trophy,” Eala said after the final. Elle a ajouté avoir eu le sentiment de progresser match après match.

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Eala se tourne vers la suite après un nouveau parcours solide à Toronto

La joueuse de 21 ans a toutefois eu peu de temps pour savourer son succès. À Toronto, elle a battu Alycia Parks en trois sets avant de remporter un nouveau match en trois manches face à Caty McNally. Cette victoire a porté sa série de succès à sept rencontres.

Belinda Bencic a finalement mis un terme à son parcours en huitièmes de finale, en s’imposant 6-4, 6-0. Déçue, Eala a néanmoins préféré retenir le positif des deux dernières semaines.

“It’s always tough after a loss,” Eala said. “But I’m looking back at these past two weeks as a really big positive. I think I’ve played really well, I’ve gotten through so many obstacles.”

Elle a également expliqué qu’elle souhaitait s’accorder une courte pause avant de reprendre le travail. Eala prévoyait de s’éloigner du tennis pendant un ou deux jours, puis de prendre la direction de Cincinnati.

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Cette nouvelle échéance est désormais arrivée. Tête de série numéro 17 à Cincinnati, Eala bénéficie d’une exemption au premier tour. Elle débutera son tournoi face à Elena-Gabriela Ruse ou Magda Linette, tandis qu’Amanda Anisimova pourrait l’attendre au troisième tour.

“I am super excited to be here in Cincy for the first time,” Eala said this week.

L’US Open suivra Cincinnati, et Eala arrivera à New York dans une position bien différente de celle qu’elle occupait auparavant. Elle est désormais championne sur le circuit WTA et membre du top 20, après avoir démontré que son jeu atypique pouvait mettre en difficulté les meilleures joueuses du monde.

L’analyse de Roddick sur son service permet de mieux comprendre une partie de cette ascension. La balle elle-même ne semble peut-être pas dangereuse, mais si le retour n’est pas suffisamment précis, Eala est souvent prête à prendre le contrôle de l’échange dès le coup suivant.

Andy Roddick
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