Dominic Thiem est un homme qui est officiellement à la retraite et cela représente une occasion de parler un peu aux médias de ce qu'a été son aventure, ses blessures et le fait d'avoir dû se surpasser tout le temps pour pouvoir concurrencer le trio légendaire formé par Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic.
Son sacre à l'US Open

Thiem avait toute l'étoffe de devenir l'un des joueurs les plus emblématiques de l'histoire puisqu'il a réussi à atteindre trois finales du Grand Chelem , deux à Roland Garros perdues contre le roi de la terre battue Parisienne, Rafael Nadal, et une à l'Open d'Australie perdu contre le Serbe, Novak Djokovic. C'est lors de sa quatrième finale qu'il a finalement remporté son premier titre majeur mais étonnamment, au moment où il avait atteint la gloire, sa décadence a pris le relai, une chute libre qui est clairement due à la très haute intensité avec laquelle il a joué durant toute sa carrière.
Le tennis exige beaucoup d'un joueur
Selon l'Autrichien, jouer au tennis au jour d’aujourd’hui signifie forcément finir par se blesser : " C'est comme ça que j'ai grandi, ce style d'entraînement avec beaucoup d'intensité et en se donnant à 100 % à chaque coup. C'était physiquement très exigeant. De plus, dès mon plus jeune âge, j'ai été habitué à m'entraîner à haut rendement, trois ou quatre heures d'affilée, ou trois heures deux fois par jour. Ces deux dernières années, il était très difficile de maintenir ce rythme. Mon poignet n'était pas en mesure de supporter ce volume d'entraînement, et les autres parties de mon corps vieillissaient de plus en plus. Je pense que la façon dont nous pratiquons ce sport n'est pas saine et qu'à un moment donné, une ou plusieurs parties du corps s'effondrent. On le voit avec presque tous les joueurs, il n'y a pas un joueur qui ne soit pas blessé tout au long de sa carrière. C'est le propre du sport professionnel. Dans mon cas, c'était le poignet. Ce n'est pas vraiment surprenant, parce que j'utilisais beaucoup le poignet, surtout en coup droit, et c'était l'une des choses les plus importantes pour moi, les derniers instants avant de frapper la balle, d'accélérer un peu plus avec le poignet. Je faisais cela probablement des millions de fois, et à un moment donné, c'est aussi ce que le médecin a dit, le poignet est devenu un peu trop faible et il s'est cassé. Après cela, je n'ai plus jamais eu la même sensation en jouant " a-t-il déclaré pour le compte de The Guardian.

Partir sans regrets
Malgré une retraite relativement précoce à seulement 31 ans, Thiem ne regrette pas son choix, un choix qui lui semble justifié et il se sent fier de la carrière qu'il a réussi à avoir malgré la malchance qui a marqué son parcours : " En fin de compte, tout est logique. Je suis satisfait de la façon dont tout s'est déroulé, je suis satisfait de ce que j'ai réussi à accomplir "
