Bertolucci sur Sinner : "Comment peut-on critiquer un jeune de 20 ans qui est No.14?"



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Bertolucci sur Sinner : "Comment peut-on critiquer un jeune de 20 ans qui est No.14?"

"Roger Federer, c'est le tennis, nous sommes tous des Federiens, mais le Djokovic de 2013 et de la dernière année et demie est le joueur le plus fort de tous les temps. Lui et Rafael Nadal sont capables de conserver des rythmes mentaux et compétitifs que je n'aurais pas réussi à gérer même pendant cinq minutes."

Tout cela, c’est Paolo Bertolucci qui le dit. Le protagoniste de la victoire italienne à Davis en 1976 (évidemment avec Adriano Panatta et Corrado Barazzutti), et aujourd'hui une voix italienne historique du tennis.

Il s’exprimait lors d'un très long entretien avec le Corriere del Veneto et a creusé dans le tiroir de ses souvenirs et, il s’est évidemment penché sur les événements du tennis actuel surtout ceux du tennis italien.

"Matteo Berrettini est dans le top 10 depuis deux ans. Jannik Sinner en est proche et Lorenzo Musetti peut y arriver. Nous n'avons pas eu de joueurs de ce niveau depuis des décennies. Les critiques sur Sinner ? Mais comment critiquer quelqu'un qui est No.

14 mondial à 20 ans ? À cet âge-là, beaucoup se curent encore le nez ou demandent à leur mère de leur préparer de la soupe", a-t-il déclaré.

Bertolucci sur Sinner : Comment critiquer un No.

14 de 20 ans ?

Depuis les huitièmes de finale atteints sur le sol rouge du Bois de Boulogne, Lorenzo Musetti n'a remporté que deux des huit matchs qu'il a disputés. Un signe qui montre qu’il traverse une crise à laquelle il n'a pas encore réussi à trouver de solution.

"Il (Musetti) est techniquement supérieur à Sinner, mais il est italien à tous égards et il faudra voir s'il possède la même faim (de victoires). Peut-être qu'il en aura encore plus, mais à ce jour je ne peux pas le dire car je ne sais pas, mais pour ce qui est de Sinner, vous pouvez déjà voir la faim.

Si j'étais lui maintenant, je jouerais moins de tournois et je m'occuperais davantage de la préparation. Le garçon n'a pas encore un déplacement physique adéquat. Puis avec tennis, il doit aussi trouver la bonne femme (Ndlr.

Musetti a été affecté par la séparation d’avec sa petite-amie)", a commenté le vétéran Italien. Dans un tennis fait de muscles, Bertolucci a en quelque sorte réussi à trouver la poésie qui caractérisait les années 70 et 80.

"Il y en a encore. Shapovalov est quelqu'un qui amuse, je l'aime beaucoup, même s'il me fait chier parce qu'il gâche tout et ne gagne pas. En fait, si j'étais son entraîneur, ou l’un de ses fans, il me rendrait fou.

Mais en tant qu’observateur du tennis, comme je me définis moi-même, je l'admire", a-t-il expliqué.