Federer - Djokovic: force mentale ou ralentissement des terrains de Wimbledon?



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Federer - Djokovic: force mentale ou ralentissement des terrains de Wimbledon?

Roger Federer et Novak Djokovic présentent deux styles et deux approches complètement différentes sur le gazon, mais tout aussi efficaces. Cette rivalité est en train d'écrire l'histoire de Wimbledon: lors des six dernières éditions du Championnat, de 2014 à aujourd'hui, Federer et Djokovic se sont affrontés à trois reprises.

Le vainqueur a toujours été Nole: en 2014, 2015 et 2019. Nole a également gagné en 2018 contre Kevins Anderson, Federer en 2017 contre Marin Cilic. Andy Murray était le seul à pouvoir s'intégrer dans ce duopole, gagnant en 2016 contre Milos Raonic.

En analysant les trois défis entre le Suisse et le Serbe, de nombreux sujets qui demandent réflexion émergent. L'un, peut-être le plus important, est: de quoi dépendent les défaites de Federer? Beaucoup ont souligné l'incroyable force mentale de Djokovic.

En 2014 et 2015, Nole a démontré sa grande force mentale dans les moments les plus délicats des matchs, élevant le niveau de manière impressionnante, sans laisser aucune chance à Roger, malgré deux grands matchs.

Cette année, le problème était peut-être l'inverse: Federer, avec deux balles de match à son service, n'a pas pu avoir la force mentale nécessaire pour battre son rival. Le Serbe est-il trop fort mentalement? Il y a une troisième chose à dire, qui à mon avis reste fondamentale: le ralentissement continu (et ennuyeux) des terrains du All England Club.

Pendant des années, nous avons vu comment le gazon de Wimbledon se détériorer très rapidement. La surface semble plus lente qu'au début des années 2000. Ce ralentissement a forcément favorisé les victoires de Djokovic (et aussi de Rafael Nadal) sur cette surface.

Si le gazon lors des Championnats étaient encore ceux du début des années 2000, je ne pense vraiment pas que Djokovic avait une chance de gagner contre Federer. Le ralentissement de la surface a favorisé le tennis du Serbe, qui a remporté le tournoi cinq fois en carrière.

La force mentale de Djokovic est alors indéniable: elle est devenue pour Federer comme un virus chronique, pour lequel il n'y a pas de remède. Le Serbe aurait de toute façon remporté quelques éditions de Wimbledon, mais sans ce type de surface, peut-être moins de fois qu'il n'en a gagné.