Gagner un Grand Chelem est un privilège pas la norme.

Les BIG-3 nous ont habitués a des standards qui ne sont pas la norme du tennis.

by Sarah Ait Salah
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Gagner un Grand Chelem est un privilège pas la norme.
© Getty Images Sport / D Dipasupil

L'ère des big-3 en est à ses derniers souffles mais l'héritage qu'ils vont laisser sera immortel tout autant que toutes les prouesses et records qu'ils ont battu et qui ne seront sans aucun doute jamais égalés.

Le niveau de Roger Federer, celui de Rafael Nadal et enfin celui de Novak Djokovic a tellement été stratosphérique que l'on oublie que ce qu'ils ont accompli n'est pas la normalité mais bien l’exception voire même l'impensable quand on se penche sur le sujet, qui aurait pu prédire un jour que les trois atteindrait le palier de 20 Grands Chelems? Ils ont tellement tout gagné qu'aujourd'hui lorsque nous parlons par exemple de Carlos Alcaraz , on dit il n'en est qu'à 3 Grands Chelems en carrière...

sommes-nous devenus fous ou alors trop habitués aux standards des trois légendaires joueurs? Nous serions enclin à dire que c'est cette dernière option qui est la cause de cette sensation 'que ce n'est jamais assez '

Gagner un Grand Chelem est un privilège pas la norme

Mais il faut le savoir, quelques rares élus arrivent à remporter un tournoi du Grand Chelem en carrière , il s'agit là de l'accomplissement de toute une vie d'efforts et de l'objectif principal de tout tennisman lorsqu'il prend une raquette dans sa toute jeunesse, alors peut-être devrions-nous prendre un peu de recul et penser à cette jeunesse à laquelle nous ne donnons pas assez de mérite, une jeunesse qui pour quelques uns ( Tsitsipas, Medvedev, Zverev ) a eu la malchance d'avoir encore affaire à des versions brutales de Nadal et Djokovic mais aussi la malchance de voir surgir des aliens comme Carlos Alcaraz et Jannik Sinner qui eux aussi encore une fois font exception à la règle.

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