Alcaraz souffre à Tokyo mais s’en sort : " J’étais un peu frustré "

by Khalil Semlali
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Alcaraz souffre à Tokyo mais s’en sort : " J’étais un peu frustré "
© Facebook / Carlos Alcaraz

Carlos Alcaraz a dû batailler bien davantage que prévu pour réussir son entrée en lice à Tokyo. L’Espagnol a finalement décroché sa qualification, mais sans afficher son tennis le plus flamboyant. Arrivé au Japon après avoir disputé la Laver Cup à Londres, le Murcien a surtout été rattrapé par un changement brutal de conditions.

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Indoor à Londres, entraînement sous toit à Tokyo en raison de la pluie, puis match en extérieur avec chaleur et forte humidité : Alcaraz a eu très peu de temps pour s’adapter. Un contexte qui explique en grande partie les difficultés rencontrées lors de son premier match.

« Je n’étais pas à mon meilleur niveau »

Après sa victoire, Alcaraz n’a pas cherché d’excuses. Il a surtout insisté sur le manque d’acclimatation, particulièrement pénalisant après son arrivée tardive au Japon : " J’ai simplement essayé de donner le maximum. Aujourd’hui, je n’étais pas à mon meilleur niveau et je ne sentais pas la balle comme je l’aurais souhaité. Je pense que quelque chose de similaire est arrivé à d’autres joueurs qui étaient à la Laver Cup avant de venir ici, parce que nous sommes arrivés assez tard. "

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Le problème s’est accentué avec la météo. Depuis son arrivée à Tokyo, la pluie avait empêché Alcaraz de véritablement découvrir les conditions extérieures du tournoi : " Pendant les jours où nous étions à Tokyo, il pleuvait et nous avons dû nous entraîner sur des courts couverts. Aujourd’hui, nous sommes sortis et nous avons trouvé énormément d’humidité, de chaleur et des conditions complètement différentes. C’était vraiment compliqué de jouer et de gérer tout ce qui s’est passé pendant le match. "

Une adaptation express après Londres

Le contraste entre les deux environnements était particulièrement important. Alcaraz n’avait tout simplement pas eu l’occasion de s’entraîner suffisamment dehors avant son entrée en lice : " Je n’ai pas pu m’entraîner sur un court extérieur avant l’échauffement de ce matin et cela faisait un moment que je n’avais pas disputé de match en extérieur. Je m’étais entraîné en indoor, mais les sensations sont complètement différentes. "

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La surface et les conditions météorologiques ont également modifié le comportement de la balle : " La balle devient plus lourde et plus grosse avec ces conditions et je pense aussi que le court est beaucoup plus lent qu’un court couvert. Tout cela a rendu mon adaptation difficile et il m’a fallu trouver les ajustements nécessaires dans mon jeu. "

Pour un joueur dont le tennis repose énormément sur les variations de rythme, les accélérations et la prise d’initiative, ces changements peuvent rapidement perturber les automatismes.

 J’étais frustré de ne pas pouvoir développer mon tennis »

Le deuxième set a notamment été marqué par une certaine frustration chez Alcaraz. L’Espagnol voulait imposer son style habituel, mais les conditions ne lui permettaient pas toujours de jouer comme il le souhaitait : " Oui, j’ai été un peu frustré de ne pas pouvoir développer mon tennis et mon style habituel, en essayant d’être agressif, parce que les conditions ne me permettaient pas de le faire comme je le voulais. "

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Mais c’est précisément dans ce genre de journée que le numéro espagnol a pu tirer une satisfaction importante : " C’était un match difficile, mais je suis très content d’avoir accepté la situation, d’avoir compris comment je devais jouer et, évidemment, d’avoir réussi à gagner à la fin. "

Une victoire précieuse avant Arnaldi

Au-delà de la manière, Alcaraz retiendra donc surtout l’essentiel : il a gagné. Cette première rencontre lui offre désormais quelque chose de précieux : du temps supplémentaire pour récupérer, s’entraîner et surtout s’habituer aux conditions japonaises : " C’était très important de ressentir cela en pensant au prochain tour. Maintenant, je sais beaucoup mieux ce que je dois faire et comment je dois aborder les prochains matchs. "

Le Murcien retrouvera Matteo Arnaldi samedi. Cette fois, il aura déjà un match dans les jambes, une meilleure connaissance du court et surtout une première expérience de la chaleur et de l’humidité tokyoïtes. Pas besoin de briller dès le premier jour : à Tokyo, Alcaraz a d’abord appris à survivre. Et c’est peut-être exactement ce dont il avait besoin pour lancer son tournoi.

Carlos Alcaraz
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