Carlos Alcaraz revient. Quatre mois et demi sans frapper une balle en compétition, un poignet droit qui a fait trembler toute la planète tennis, et un choix radical : reprendre directement par l'US Open. Pas un 250 ni un 500. Pas un Masters 1000 de rodage. Non. Un Grand Chelem. Le plus électrique de tous. Celui qu'il a gagné l'an dernier.
Audacieux ? Complètement. Fou ? Peut-être, avec Alcaraz tout est possible mais certains experts ne sont pas de cet avis.
Becker sort la douche froide
Et c'est Boris Becker, six fois vainqueur en Grand Chelem, qui vient poser les mots que personne n'osait prononcer. Dans son podcast co-animé avec Andrea Petkovic, l'Allemand a lâché une analyse cash, sans filtre : " Pour moi, il n'est pas le grand favori. Ce serait déjà un énorme succès pour lui de parvenir à atteindre la deuxième semaine. "
Boom. Voilà qui repositionne le débat.
Le contexte ?
Reprenons les faits. Alcaraz n'a pas joué depuis avril. Son dernier match remonte à une éternité dans le tempo infernal du circuit ATP. Et il ne revient pas dans un petit tournoi tranquille sur gazon anglais avec trois spectateurs et un ramasseur de balles.
Il revient à New York. La fournaise. Le dur. Les cinq sets. Le bruit. La pression d'un titre à défendre.
Becker résume parfaitement le dilemme : " Quel autre choix avait-il ? À un moment donné, il doit bien se jeter à nouveau dans la mêlée. Mais jouer en cinq sets, surtout avec la chaleur new-yorkaise et sur du dur, n'est certainement pas l'idéal pour un retour. "
L'absence de Sinner change-t-elle la donne ?
Jannik Sinner, forfait pour ce tournoi, libère évidemment une place dans la hiérarchie. Mais Becker refuse de transférer automatiquement la couronne de favori sur les épaules d'Alcaraz. Et franchement, il n'a pas tort.
Un joueur qui revient de blessure, aussi talentueux soit-il, ne peut pas être considéré comme le favori numéro un d'un Majeur. L'histoire du tennis est pavée de retours ratés après des absences prolongées.
Pour l'ancien coach de Djokovic, la deuxième semaine serait déjà une victoire en soi : " Il aurait remporté trois matchs au meilleur des cinq sets et pourrait dire que son poignet a tenu le coup. "
C'est ça, le vrai enjeu. Pas le trophée. Pas le classement. Le poignet. Est-ce que le corps suit ? Est-ce que la confiance revient sous pression maximale ? Est-ce que la machine Alcaraz peut redémarrer à plein régime sans phase de chauffe ? Réponse dans quelques jours.
