Carlos Alcaraz n’a pas sa langue dans sa poche. Alors que la saison 2025 touche à sa fin et que le circuit ATP entre dans sa dernière ligne droite avant le Rolex Paris Masters, le numéro 1 mondial a lâché un message clair : le calendrier est devenu inhumain.
Dans un entretien relayé par Punto de Break, l’Espagnol a ouvertement dénoncé la cadence infernale imposée aux joueurs : "Semaine après semaine, on enchaîne les tournois sans réelle pause. On n’a pas assez de temps pour s’entraîner sérieusement, ni même pour récupérer correctement. "
Une déclaration qui résonne fort, surtout venant d’un joueur aussi jeune et explosif qu’Alcaraz, connu pour son énergie débordante et son intensité sur le court. Mais derrière son sourire, le champion espagnol tire la sonnette d’alarme : le corps dit stop.
Le revers d’un calendrier XXL
Entre les Masters 1000, les Grands Chelems, les exhibitions et les obligations médiatiques, les semaines « libres » se comptent sur les doigts d’une main. Pour un joueur du calibre d’Alcaraz, toujours attendu sur plusieurs fronts, le manque de respiration devient un vrai problème : "Ce n’est pas qu’une question de fatigue, c’est une question de performance " insiste-t-il. "Quand tu n’as pas le temps de t’entraîner, tu stagnes. Et quand tu n’as pas le temps de te reposer, tu risques la blessure. "
Son message va droit au but : l’excellence ne se construit pas dans la précipitation. Les joueurs ne sont pas des machines programmées pour briller chaque semaine.
La maturité d’un jeune patron
À seulement 22 ans, Alcaraz parle déjà comme un vétéran lucide sur le système. Il ne critique pas pour se plaindre, mais pour alerter. Derrière cette frustration, il y a une réflexion sur la durabilité des carrières. Comment tenir dix ans à ce rythme sans exploser physiquement ou mentalement ? Et il n’est pas le seul à s’en inquiéter. De plus en plus de stars du circuit, de Djokovic à Sinner, plaident pour une réorganisation du calendrier. Trop de tournois, trop peu de repos, trop de pression.
Un message qui dérange mais fait mouche
Certains diront qu’Alcaraz doit s’y faire, que le tennis a toujours été exigeant. Mais d’autres voient dans son cri du cœur le symptôme d’un sport à bout de souffle. Le prodige espagnol a raison sur un point : le tennis moderne est devenu une course sans fin. Et si on ne ralentit pas, ce ne sont pas seulement les classements qui vont s’effondrer — ce sont les corps.
