Année noire pour Alexander Zverev. Le géant allemand traverse une période critique — blessé, en manque de rythme, et visiblement à bout de nerfs. Son passage express au Six Kings Slam 2025 n’a fait que confirmer une évidence : Sascha n’est plus lui-même. Et il le sait, de plus il doit faire avec un fait indéniable, le tennis est sous le joug de deux hommes Jannik Sinner et Carlos Alcaraz : " En ce moment, ils sont à des années-lumière du reste. Je suis toujours numéro 3, mais j’ai le sentiment que Jannik et Carlos sont très au-dessus. On ne peut pas rester les bras croisés pendant qu’ils nous dépassent — il faut élever notre niveau. Selon moi, nous sommes quatre à pouvoir leur tenir tête : Djokovic, Fritz, Draper et moi. Mais je ne peux pas vraiment penser à ça tant que je ne serai pas complètement rétabli." a-t-il expliqué pour le compte d'Ubitennis.
Un physique qui ne suit plus
Physiquement diminué, mentalement usé, Zverev tente pourtant de garder la tête haute et a livré un constat lucide — presque brutal — sur sa situation : "J’adore être joueur de tennis. Même si nous voyageons onze mois par an, je sais que je suis un privilégié, et je n’aime pas me plaindre. Mais cette saison a été très difficile pour moi à cause des blessures. En début d’année, j’étais numéro 2 mondial et tout près du numéro 1. Je sais que c’est mon vrai niveau quand je suis en bonne santé, mais je ne l’ai jamais été depuis. Quand je serai enfin libéré de ces douleurs, je devrai travailler dur pour retrouver mon meilleur tennis et la confiance qui va avec. La priorité, c’est d’arriver au top physiquement pour 2026."
L'épaule droite sur le banc des accusés
Le coupable ? Son épaule droite, encore et toujours. Une douleur qui l’a repris au pire moment, juste avant son match à Riyad : "Ces derniers jours, je me sentais beaucoup mieux, mais pendant l’échauffement, la douleur est revenue. C’est vraiment un coup du sort. Le tennis est un sport impitoyable, où il est très difficile de gérer ce genre de problèmes. Je dois parler avec mon équipe pour trouver la meilleure façon d’aborder la récupération ", a expliqué Zverev, frustré mais lucide.
Le message est clair : Zverev refuse d’abdiquer, mais il sait qu’il joue contre la montre. Avant de défier Sinner et Alcaraz, il devra d’abord battre son plus redoutable adversaire : son propre corps. En attendant, il se rendra à Paris-Bercy et aux ATP Finals, sans grandes attentes — mais avec une envie brûlante de renaître en 2026.
