Rinderknech sort sonné mais admiratif de son duel contre Carlos Alcaraz.

by Khalil Semlali
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Rinderknech sort sonné mais admiratif de son duel contre Carlos Alcaraz.
© Facebook / US Open Tennis Championships

Arthur Rinderknech a eu un siège de choix pour vivre ce que beaucoup redoutent désormais : la « Carlos Alcaraz experience ». Dans ce US Open 2025 où le Murcien marche sur l’eau, le Français s’est retrouvé confronté à une version encore plus redoutable du numéro un mondial, qui s’est qualifié pour les quarts de finale sans perdre le moindre set.

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Rinderknech n’a pourtant pas démérité. Il a tenu tête, poussé le premier set jusqu’au tie-break, accroché chaque point avec courage. Mais dès que l’Espagnol a appuyé sur l’accélérateur, il n’y a plus eu de suspense : puissance, précision, vitesse, tout y était. " Je me suis préparé, j’ai donné tout ce que j’avais, mais face à lui… parfois tu crois que tu tiens quelque chose et en un éclair, tout bascule ", a confié le Français après le match.

Ce qui différencie Alcaraz et Sinner du commun des mortels

En conférence de presse, Rinderknech a livré une analyse limpide de ce qui distingue Alcaraz — et son éternel rival Jannik Sinner — du reste du circuit. "Avec la majorité des joueurs, si tu frappes fort, tu sais que tu peux dicter l’échange au coup suivant. Contre eux, c’est l’inverse : tu frappes ton meilleur coup, et la balle revient plus vite, plus précise, dans un angle impossible. C’est comme s’ils lisaient ton jeu avant même que tu armes ton geste. " a-t-il expliqué , sonné par le niveau stratosphérique des deux prodiges-

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Cette anticipation hors norme, alliée à une mobilité féline et une confiance glaciale dans les moments-clés, est ce qui rend le défi presque insoluble : " Même quand tu penses avoir ouvert le court, il trouve encore la faille, le coup parfait. Tu n’as pas le temps de respirer. " a-t-il avoué en admiration.

Le tie-break du premier set illustre parfaitement ce constat : Rinderknech avait une ouverture, mais Alcaraz a soudain haussé le ton, enchaîné services gagnants, frappes chirurgicales, et verrouillé la manche comme si de rien n’était. À partir de là, la marche était trop haute.

Pour le Français, cette défaite n’est pas une humiliation mais une leçon : " J’ai eu la chance d’affronter les trois meilleurs mondiaux dans des Grands Chelems cette année. C’est frustrant de perdre, bien sûr, mais c’est une expérience unique. Je veux en tirer quelque chose pour progresser. " a-t-il expliqué.

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Face à un Alcaraz en mode rouleau compresseur, Rinderknech a appris ce que tous découvrent tôt ou tard : dans le tennis moderne, certains matchs sont moins une compétition qu’une immersion dans une autre dimension.

Carlos Alcaraz Arthur Rinderknech
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