Rien ne va plus pour Stefanos Tsitsipas. L’ancien numéro 3 mondial traverse l’une des périodes les plus compliquées de sa carrière, enchaînant les contre-performances, les sorties précoces dans les tournois majeurs, et une chute inquiétante au classement ATP. En plus de ses résultats en berne, le retour de son père Apostolos comme entraîneur n’a pas encore apporté les effets escomptés. À l’approche de l’US Open, le Grec peine à retrouver confiance et constance sur le court. Mais en dehors du terrain, Tsitsipas garde une vision claire de l’histoire du tennis et de ses évolutions.
Alcaraz et Sinner pas encore au niveau du big-3
Dans une interview accordée au média britannique Tennis365, il a partagé son regard sur la comparaison entre les légendes du passé, Roger Federer et Rafael Nadal, et les nouvelles étoiles montantes telles que Carlos Alcaraz et Jannik Sinner : "Tant qu’ils n’auront pas gagné autant de tournois que Roger et Rafa, il est prématuré de dire qu’Alcaraz et Sinner leur sont supérieurs ", affirme Tsitsipas avec lucidité.
Le Grec reconnaît toutefois le niveau exceptionnel des deux jeunes joueurs, tout en soulignant que l’émergence de talents est un phénomène naturel dans le sport : "Ce qui est sûr, c’est qu’ils jouent un tennis incroyable. Le circuit continuera à faire émerger des champions. Je suis convaincu que d’ici cinq ans, on verra arriver d’autres joueurs tout aussi impressionnants ", ajoute-t-il.
Tsitsipas tient surtout à rappeler l’impact colossal du Big 3, composé de Federer, Nadal et Djokovic, sur l’histoire du tennis moderne : "Ce que ces trois-là ont fait pour le tennis est monumental. Ils ont élevé ce sport à un niveau jamais atteint. Le nombre de titres qu’ils ont accumulés est phénoménal, et je pense que ce sera très difficile à égaler, même pour cette nouvelle génération. "
Malgré les difficultés qu’il traverse, Tsitsipas prouve qu’il garde un amour profond pour son sport, et une vision respectueuse de ses pairs. Un regard lucide, empreint d’admiration, mais aussi d’un certain réalisme quant à sa propre place dans cette ère post-Big 3.
