Londres, 8 juillet 2025 — Il n’aura fallu que 1h39 à Carlos Alcaraz pour envoyer un message clair au reste du circuit : sur gazon, il est plus que jamais le roi en titre. Face à un Cameron Norrie pourtant porté par son public et en confiance, le Murcien a livré une performance stratosphérique pour s’imposer 6-2, 6-3, 6-3 et accéder une nouvelle fois aux demi-finales de Wimbledon.
Un niveau de jeu stratosphérique
Dès les premiers échanges, Alcaraz a imposé son rythme avec une aisance déconcertante. Puissant, précis, et totalement maître de ses choix tactiques, il a littéralement asphyxié son adversaire. Il a frappé 39 coups gagnants, dont 13 aces, ne laissant pratiquement aucune opportunité à Norrie de rentrer dans le match.
Mais plus encore que les statistiques, c’est la qualité du tennis proposé qui a marqué les esprits. Chaque service claquait comme un avertissement, chaque coup droit était une fusée, chaque amortie une démonstration de toucher. Alcaraz a évolué dans une autre dimension, celle des très grands champions.
Norrie impuissant, ne peut que faire les éloges de son rival
Face à ce rouleau compresseur espagnol, Cameron Norrie, quart de finaliste méritant, n’a jamais réellement eu de solutions, et il a expliqué en conférence de presse que le niveau du jeune Espagnol était tout simplement irréel : " C'était une bonne expérience de jouer contre celui qui est probablement le meilleur joueur du monde en ce moment, celui qui a le plus de confiance sur sa meilleure surface. Je n’ai pas su profiter de mes occasions, et cela s’est vu au score. Il a beaucoup progressé. Il joue évidemment avec énormément de confiance, et il a été vraiment, vraiment bon pour prendre des risques sur mon service. Moi, je n’ai pas été aussi précis. Il est clairement le favori. Son niveau était irréel. Aujourd’hui, j’ai senti que si je ne faisais pas assez avec la balle, il allait me punir dès qu’il en avait l’opportunité, avec sa puissance. Et puis, il a aussi l’amortie…J’ai commis un peu plus de fautes parce que j’ai mis plus de pression que d’habitude, mais je pense que c’est à mettre à son crédit : son physique, ses déplacements et sa puissance." a-t-il confessé.
