Medvedev en roue libre avant l'US Open : " Je devrais me mettre au pickleball "

by Khalil Semlali
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Medvedev en roue libre avant l'US Open : " Je devrais me mettre au pickleball "
© Facebook / tennishead

C'est officiel : Daniil Medvedev est en pleine crise existentielle. Battu sèchement par Martin Damm Jr (7-5, 6-3) au premier tour de Winston-Salem, le Russe a offert au monde un nouveau moment de folie pure en plein match. Un discours hallucinant, face au juge de chaise, les yeux plantés dans les siens, en anglais — comme s'il voulait que la planète entière entende son appel au secours : " Peut-être que je devrais me mettre au pickleball. Il n'est pas trop tard. Je pourrais jouer en double avec Jack Sock. En ce moment, n'importe quel sport sur cette planète est mieux que le tennis. Même le curling. "

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Oui, vous avez bien lu. Même le curling.

La chute libre continue

Trois défaites en quatre matchs sur la tournée nord-américaine. Un seul petit succès en poche avant de débarquer à Flushing Meadows. On parle ici du finaliste 2021, du joueur qui a tenu tête à Alcaraz et Sinner comme personne entre Indian Wells et Rome en début de saison. Ce Medvedev-là ? Volatilisé. Disparu sans laisser d'adresse.

Le diagnostic, c'est lui-même qui l'a posé avant Cincinnati : mentalement, il n'arrive plus à tenir l'intensité d'un match ATP. Le genre d'aveu qui fait froid dans le dos quand il sort de la bouche d'un top player.

Un problème qui dépasse le tennis

Changement de coach ? Fait. Gilles Cervara remplacé par Johansson, puis Johansson viré au profit d'Andrey Golubev pour cette tournée américaine. Résultat ? Zéro. Nada. Le problème n'est clairement pas technique. C'est une panne de motivation profonde, un brasier intérieur qui s'éteint à petit feu.

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Medvedev l'a répété ces deux dernières années : il a perdu la fraîcheur et la faim de l'adolescent qui défiait Nadal et Djokovic sans trembler. La puissance des nouvelles générations, l'impossibilité de faire évoluer son style hétérodoxe, son caractère imprévisible — tout s'accumule, tout s'embrase.

Et maintenant, l'US Open ?

Le Grand Chelem new-yorkais débute dans quelques jours. Medvedev y débarque dans l'état de forme le plus inquiétant de toute sa carrière au plus haut niveau. La question n'est plus de savoir s'il peut aller au bout du tournoi — elle est de savoir s'il peut encore gagner un match sans s'autodétruire.

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