L'étonnante proposition de Medvedev pour la réforme du système de classement

by Khalil Semlali
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L'étonnante proposition de Medvedev pour la réforme du système de classement
© Facebook / FirstSportz - Latest sports news

Le débat sur le calendrier ATP prend de plus en plus d’ampleur — et cette fois, c’est Daniil Medvedev qui met les pieds dans le plat. L’ex-numéro 1 mondial estime qu’il est temps de revoir en profondeur le système de classement, qu’il juge trop exigeant et responsable d’un calendrier surchargé.

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Actuellement, l’ATP fonctionne avec un système cumulatif sur 52 semaines. Le classement prend en compte les 18 meilleurs résultats d’un joueur (19 pour ceux qui disputent les ATP Finals). Dans ces tournois comptabilisés, les quatre Grands Chelems et huit Masters 1000 obligatoires sont incontournables. Les six autres résultats peuvent provenir d’événements comme Monte-Carlo, des ATP 500, ATP 250, Challenger ou encore d’épreuves ITF.

Le barème est progressif : 2 000 points pour un titre en Grand Chelem, 1 000 pour un Masters 1000, 500 pour un ATP 500 et 250 pour un ATP 250. Un système clair sur le papier — mais lourd dans la réalité.

L'étonnante approche de Medvedev

La dernière réforme majeure remonte à 2009. Pour Medvedev, il est grand temps de moderniser tout ça : "Je pense que les joueurs seraient d’accord, d’après ce que j’entends, pour rendre… encore plus de tournois obligatoires ", a-t-il expliqué dans des propos retranscrits par Tennis365 . Une déclaration surprenante au premier abord, avant de préciser son idée : " Je dirais : quatre Grands Chelems, je ne sais pas, 11 Masters, et c’est tout. Les autres tournois (ATP 500 et ATP 250), peut-être faire en sorte qu'ils ne donnent pas de points ou quelque chose comme ça. "

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Le problème, selon lui, est simple : tant que des points sont en jeu, les joueurs ressentent la pression de jouer des tournois. " S’il n’y avait pas de points dans ces tournois, au moins la décision serait plus simple. Mais ça n’arrivera pas."

Daniil Medvedev
Daniil Medvedev© Facebook / 𝐏𝐑𝐔𝐄𝐁𝐀 𝐃𝐄𝐏𝐎𝐑𝐓𝐈𝐕𝐀
 

Son raisonnement ? Simplifier les choix. Aujourd’hui, en fin de saison, la chasse aux points devient intense. Les joueurs enchaînent les tournois pour se qualifier au Masters de fin d’année ou améliorer leur tête de série pour la saison suivante.

Trop de charge et des blessures

Medvedev a pris l’exemple d’Holger Rune, blessé au tendon d’Achille lors d’un ATP 250 à Stockholm en octobre dernier : " L’an dernier, Holger s’est blessé à Stockholm. Tout le monde disait : “Oui, mais il n’était pas obligé de jouer.” S’il voulait aller à Turin (pour les ATP Finals), il devait jouer, même si ce n’était pas un tournoi obligatoire. " a-t-il expliqué.

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Le Russe parle aussi de son propre cas : "L’an dernier, j’ai joué sept tournois d’affilée. Est-ce que j’étais obligé ? Non. J’avais mal commencé l’année, alors je me suis dit : peut-être que je peux prendre 100 points ici, 200 points là, être mieux classé et mieux tête de série l’année suivante."

En clair, Medvedev pointe du doigt un système qui pousse indirectement à la surcharge. Entre ambition sportive, enjeux financiers et pression du classement, les joueurs sont souvent coincés dans une course permanente.

Reste à savoir si l’ATP sera prête à envisager une réforme aussi radicale. Une chose est sûre : quand un ancien numéro 1 mondial ouvre le débat, le circuit écoute.

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