Le monde du tennis pleure l’un de ses plus grands maîtres. Nicola Pietrangeli s’est éteint à l’âge de 92 ans, laissant derrière lui un héritage immense et indélébile pour l’Italie — et pour le tennis mondial.
It is with profound sadness that we say goodbye to Nicola Pietrangeli, a true legend of Italian tennis and two-time Rome champion (1957, 1961).
— Internazionali BNL d'Italia (@InteBNLdItalia) December 1, 2025
His legacy will forever live on in the history of our sport, in the memory of our tournament, and in the stadium that proudly bears… pic.twitter.com/8Vgb59Tl1K
Un champion pionnier
Pietrangeli fut le premier Italien à soulever un titre du Grand Chelem. Il remporta à deux reprises Roland-Garros, en 1959 puis en 1960 — un exploit magistral à une époque où le tennis était encore en pleine évolution. Il creusa encore son nom dans l’histoire en s’imposant sur terre battue — sa surface de prédilection — avec un style élégant, technique et subtil, héritier d’un tennis d’une autre époque mais d’une classe intemporelle.
L’âme du tennis italien
Au-delà de ses succès personnels, Pietrangeli fut un pilier pour l’équipe nationale. Avec un nombre record de matchs joués en Davis Cup — 164 rencontres — il incarnait la constance, l’engagement et la fierté d’un pays. Après sa carrière sur les courts, il continua à marquer l’histoire en tant que capitaine de l’équipe italienne. C’est sous sa direction que l’Italie remporta enfin sa première Coupe Davis, en 1976 — un moment historique.
Le respect qu’il inspirait — tant par son élégance que par son charisme — fit de lui un ambassadeur international. Il demeure, à ce jour, le seul Italien intronisé au International Tennis Hall of Fame.
Un héritage qui dépasse les titres
Pietrangeli n’était pas qu’un champion : il était une légende vivante. La renommée d’un court — le court principal du Internazionali BNL d'Italia — à Rome porte son nom, comme un hommage permanent à sa contribution au tennis italien.
Son passage a marqué l’évolution du tennis en Italie, le faisant émerger sur la scène internationale à une époque où l’idée même d’un champion transalpin semblait lointaine. Plusieurs générations de joueurs — jusqu’aux stars actuelles — lui doivent une part de leur reconnaissance mondiale.
Une perte pour le tennis — et un rappel de son histoire
Avec son départ, c’est une page entière du tennis du milieu du 20ᵉ siècle qui se tourne. Mais les leçons qu’il a laissées — passion, élégance, intégrité sportive — continueront d’inspirer les joueurs, les fans, et l’histoire du sport.
Le tennis italien — et mondial — perd l’un de ses plus grands symboles. Mais l’héritage de Nicola Pietrangeli survivra tant qu’un court sera loué, un revers glissé, une balle lâchée sur la terre battue.
Ciao, maestro.
