Northern Palmyra Trophies — l’exhibition tennistique organisée à Saint-Pétersbourg — soulève depuis trois ans de nombreuses critiques : absence de statut ATP/WTA, lien avec des sponsors étatiques controversés, et contexte géopolitique sensible.Malgré cela, Medvedev a choisi d’intégrer le plateau 2025, et il assume publiquement ses raisons. Voici ce qu’il a déclaré — et pourquoi, selon lui, cette décision a du sens.
Beaucoup de raisons pour ce choix
Medvedev affirme qu’il y a « beaucoup de raisons » qui l’ont poussé à revenir à Saint-Pétersbourg, une ville qu’il n’avait pas visitée depuis 2020 : " Il y a de nombreuses raisons derrière cette décision. Je n’étais pas revenu à Saint-Pétersbourg depuis longtemps, depuis 2020. Je suis vraiment heureux d’être de retour : c’est l’une des plus belles villes qui soient, si ce n’est la plus belle. " a-t-il expliqué
Pour lui, ce retour représente avant tout un lien personnel : revoir sa ville et renouer avec un public local.
Même si l’événement n’est pas officiel, le Russe insiste : il s’y prépare comme pour un Grand Chelem. Face à des adversaires qu’il a déjà affrontés cette saison — Tallon Griekspoor et Alexander Bublik — Medvedev veut jouer à fond et offrir du spectacle : " Je vais essayer de jouer mon meilleur tennis, malgré le statut du tournoi. Je me suis préparé comme pour un Grand Chelem, surtout pour les matchs en simple contre Griekspoor et Bublik, puisque j’ai perdu contre eux cette année."
Un combat, même sans points ATP
Medvedev reconnaît que les matches ne compteront pas pour le classement, mais pour lui, ce n’est pas un obstacle : "Oui, ce sera un tournoi officieux, mais je vais quand même essayer de les battre. J’espère proposer du bon tennis et que le public appréciera le spectacle. " a-t-il déclaré, soulignant sa volonté d’affronter des joueurs compétitifs pour rester en éveil.
Il voit aussi l’exposition comme une opportunité de se tester, de retrouver du rythme — un atout non négligeable après des mois compliqués marqués par des blessures et une baisse de régime.
Une décision qui divise… et qu’il assume
Bien sûr, l’événement reste critiqué : son financement — en partie via un sponsor russe d’énergie lié à l’État —, et le contexte géopolitique rendent la participation délicate. Mais Medvedev choisit de ne pas entrer dans le débat politique. Son message est clair : pour lui, c’est d’abord une question de tennis, de compétition, de retour à la maison — et d’auto-motivation.
