Terence Atmane rejoint Alcaraz : "La saison est interminable, le rythme est infernal"

by Khalil Semlali
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Terence Atmane rejoint Alcaraz : "La saison est interminable, le rythme est infernal"
© Facebook / Tennis Channel

Sur le circuit professionnel, la voix d’un jeune joueur français retentit comme un coup de tonnerre : Terence Atmane a ouvertement dénoncé la structure infernale de la saison tennis 2025 : " J’ai commencé la saison le 25 décembre de l’année dernière et j’ai encore un tournoi à jouer ", a-t-il déclaré : " C’est un rythme qui ne s’arrête jamais. J’aime jouer chaque semaine, je suis très compétitif. Mais pour l’année prochaine, on verra si ce n’est pas déjà trop ou pas. "

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Atmane n’est pas un trublion isolé. Ce cri de fatigue met en lumière un malaise grandissant : la durée, la densité et l’obsession de continuité du calendrier ATP mettent à rude épreuve corps et esprit. Et il n’est pas le seul. Carlos Alcaraz, numéro un mondial, a lui aussi pointé du doigt « un calendrier très serré », avec « trop de tournois obligatoires, trop de suite ». eurosport.es+1

Le rythme infernal d’une saison sans pause

Atmane résume ce que beaucoup ressentent : un enchaînement sans répit. De la tournée australienne au dernier Masters 1000, avec les ATP 250, les 500, les 1000, les Finales et les exhibitions, c’est un marathon de semaines sans véritable semaine off. " Le rythme ne s’arrête pas ", dit-il. Ce qui signifie peu de récupération, peu de temps pour l’entraînement ciblé, très peu pour " être simplement prêt ". 

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Alcaraz, lui, avait déjà annoncé qu’il considérait supprimer certains tournois obligatoires afin de préserver son corps et son mental . " Nous n’avons pas assez de temps pour nous entraîner ni pour nous reposer correctement ", affirmait-il : " Quand tu joues tant de tournois obligatoires d’affilée, ça devient très exigeant. " 

Conséquences visibles pour les joueurs

Le coût réel ? Blessures fréquentes, fatigue chronique, mental entamé. Plusieurs joueurs vedettes ont dû lever le pied ou sauter des rendez-vous. Et cette pression de devoir jouer « obligatoirement » alimente aussi le malaise. Comme le soulignait l’ancien joueur et analyste Tim Henman : " Les joueurs sont trop souvent en mode tournoi. Il faudrait raccourcir le calendrier. "

Atmane, encore, pose la question essentielle : à quoi bon être compétitif si on n’a jamais de pause ? Il apprécie la compétition, " j’aime jouer chaque semaine ", dit-il, mais même lui admet que " faire attention à l’année prochaine devient déjà une obligation". 

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Un appel à revoir le modèle

Le signal lancé par Atmane et repris par d’autres stars doit être entendu : le modèle actuel n’est pas durable. Le tennis ne peut pas simplement enchaîner les semaines et les tournois sans considération. Il y a au bout de cette logique : l’usure. Les joueurs, au sommet, aussi bien que les jeunes talents, exigent désormais : « Donnez-nous le temps de préparer, le temps de récupérer et le temps d’être prêts. »

Terence Atmane Alcaraz
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