Dominic Thiem balance : “Le tennis ? Un sport de riches, tout simplement.”

by Khalil Semlali
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Dominic Thiem balance : “Le tennis ? Un sport de riches, tout simplement.”
© Facebook / Dominic Thiem

Dominic Thiem n’a plus rien à perdre, alors il parle vrai. Dans un monde où les paillettes du tennis masquent souvent une réalité beaucoup moins glamour, l’Autrichien a décidé de briser le mythe : jouer au tennis à haut niveau coûte une fortune – bien avant d’en gagner une.

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Dans une interview sans filtre pour le podcast Jot Down Sport, relayée par L’Équipe, l’ancien numéro 3 mondial a sorti les chiffres qui piquent : “Le tennis, c’est un sport pour riches, et on s’en rend compte très tôt. L’entraînement coûte entre 80 000 et 100 000 euros par an entre 13 et 18 ans. Sur cinq ans, ça fait presque un million d’euros. Qui peut payer ça ? Pas grand monde.”

Et même les jeunes prodiges galèrent, selon Thiem : “À l’académie, on a un gamin de 17 ans, super talentueux, qui a joué en junior à l’US Open. Il voyage 35 semaines par an, comme un pro… mais sans aucune aide. Il dépense, dépense, dépense. Rien ne rentre.”

Un sport qui paie ceux qui rejoignent l'élite

“Quand tu es dans le top 3 ou le top 5, tu gagnes beaucoup et les sponsors te couvrent d’or. Mais dès que tu descends, tout s’écroule. Les contrats baissent, les bonus disparaissent, et si tu te blesses, tu perds tout.” Et ceux qui croient qu’une simple participation à Wimbledon suffit à s’enrichir, détrompez-vous : “La première ronde rapporte 65 000 livres, mais tu perds plus de 60 %. Impôts du pays, impôts chez toi, frais de ton staff… Au final, il ne te reste presque rien.”

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Thiem conclut sans détour : le tennis reste un sport d’élite, inaccessible pour la majorité, où seuls les plus fortunés peuvent rêver de percer. “Le système est fait pour ceux qui ont déjà les moyens. Les autres doivent se battre deux fois plus, et parfois, même ça ne suffit pas.”

Entre glamour et galère, Thiem met les pieds dans le plat : dans le tennis, avant de frapper des balles, il faut frapper fort… au portefeuille.

Dominic Thiem
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