Décidément, l’Asie réussit à Daniil Medvedev. Le Russe semble avoir trouvé dans cette tournée asiatique un véritable refuge après une année chaotique, un retour à la sérénité et au tennis qu’il aime. Ce vendredi, il a de nouveau frappé fort en dominant Alex de Miñaur avec autorité, sur le score limpide de 6-4, 6-4, pour décrocher son billet en demi-finales du Masters 1000 de Shanghai 2025.
Face à un De Miñaur inhabituellement apathique et loin de son intensité coutumière, Medvedev a imposé son rythme, sa lecture du jeu et son jeu de contre diabolique. Tout semblait simple, fluide, précis. Comme si, après des mois de turbulences, le Russe avait enfin retrouvé son équilibre.
Son prochain défi sera de taille : Arthur Rinderknech, la sensation française du tournoi, en pleine explosion de confiance. Mais Medvedev semble aborder cette rencontre avec une nouvelle philosophie, plus apaisée, plus lucide.
En conférence de presse, le Russe a livré des mots forts, presque introspectifs : “L’année a été très dure. Maintenant, je me sens bien, heureux d’essayer de finir sur une bonne note. J’adore Shanghai, alors je suis content de jouer un bon tennis ici. Ce n’est pas encore fini, je vais essayer de tout donner en demi-finale.”
Entre fatigue et renaissance
Sur un ton plus sincère, presque désarmé, le Moscovite n'a pas caché sa fatigue :“J’ai déjà beaucoup donné, mais je ne suis pas sûr d’être prêt à en donner encore plus. Je veux simplement faire de mon mieux. J’ai tout donné cette année, et ça a été une année vraiment difficile. Je n’étais pas à mon meilleur niveau, alors je suis heureux de retrouver de bonnes sensations, de revoir des signes de mon ancien moi… ou peut-être de mon nouveau moi. Maintenant, je regarde juste vers la suite.”
S’il ne sait pas encore combien il lui reste à offrir, une chose est sûre : à Shanghai, il a retrouvé ce qu’il cherchait — le goût du combat, le plaisir du jeu et la conviction qu’il appartient encore à l’élite mondiale.
