Alexander Zverev traverse une période sombre, aussi bien sur le plan sportif que mental. Malgré une place toujours solide dans le top 3 mondial, le joueur allemand semble avoir perdu sa boussole. Son élimination prématurée au Masters 1000 de Shanghai 2025 n’a fait que confirmer une spirale inquiétante : manque de confiance, doutes persistants et un sentiment d’impuissance croissant.
Avec 47 victoires sur 68 matchs cette saison, le bilan pourrait sembler honorable. Mais pour Zverev, qui vise depuis des années un titre du Grand Chelem et la place de numéro 1 mondial, le constat est amer. Ses échecs répétés dans les grands rendez-vous ont érodé sa confiance, au point qu’il a livré une confession désarmante à Eurosport Allemagne : " La dernière fois que j’ai joué sans douleur, c’était en Australie. C’est une saison extrêmement difficile physiquement. Mes problèmes de dos ne cessent pas. Je suis dans une lutte permanente contre moi-même, parce que je n’ai plus confiance en mon jeu ", a admis le Hambourgeois, visiblement à bout.
Une perte totale de confiance
À 28 ans, celui qui devait incarner la relève du tennis mondial semble bloqué à un palier qu’il n’arrive plus à franchir. Les blessures à répétition, la pression du haut niveau et l’irruption de la nouvelle génération menée par Sinner et Alcaraz ont fragilisé un joueur qui, autrefois, paraissait destiné à régner. L’écart se creuse : Zverev accuse désormais plus de 4 000 points de retard sur le duo de tête au classement ATP.
Son unique titre de la saison, remporté à Munich, ne suffit pas à masquer une année sans relief, marquée par une sortie décevante dès le troisième tour de l’US Open face à Auger-Aliassime. Et ses mots traduisent un désarroi profond : "Je ne crois plus en moi. J’ai perdu toute confiance, je joue un tennis terrible et ma saison est catastrophique ", a-t-il lâché sans détour.
À l’approche du Masters 1000 de Paris-Bercy et des ATP Finals, Zverev espère un dernier sursaut, ne serait-ce que pour retrouver un peu de foi en son tennis. Car plus qu’un titre, c’est sa propre estime que l’Allemand cherche désespérément à reconquérir.
