Le tennis vit actuellement sous le règne de Carlos Alcaraz et Jannik Sinner. À eux deux, ils ont raflé les huit derniers tournois du Grand Chelem et relégué la concurrence au second plan. Mais pour Boris Becker, cette domination dit autant sur le génie des deux prodiges… que sur la faiblesse des poursuivants.
Sur son podcast avec Andrea Petkovic, l’Allemand n’a pas mâché ses mots. " On parle d’un 11-0 entre Djokovic et Fritz. Pas à l’avantage de l’Américain. C’est quoi ce gouffre ? Sportivement, qu’est-ce que ça dit ? Où sont les autres ? ", lâche-t-il comme reporté par Tennis365, en visant notamment Alexander Zverev, Jack Draper, Taylor Fritz, mais aussi de Minaur, Ruud, Rune, Medvedev ou encore Rublev.
Mention pour Felix-Auger Aliassime
Becker concède qu’un joueur s’est distingué : Félix Auger-Aliassime, capable de prendre un set à Sinner en demi-finale de l’US Open. " Enfin quelqu’un a réfléchi stratégiquement : comment gêner Sinner ? Certainement pas en s’épuisant dans de longs échanges du fond de court. Ce n’est pas de la science nucléaire ! " ironise l’ancien champion. Mais, pour lui, la majorité du circuit se contente trop facilement d’un rôle de figurant. " Quart de finale ? Demi-finale ? Ce n’est pas suffisant si tu veux être le meilleur joueur du monde. " sermonne-t-il.
Du côté des principaux concernés, le discours est plus mesuré. Taylor Fritz a reconnu que Sinner et Alcaraz étaient « au-dessus du lot », tout en affirmant qu’ils restaient battables. Mais, nuance-t-il, encore faut-il réunir les bonnes conditions : surface adaptée, adversaire moins inspiré, et un jour parfait côté challengers. Car sur leurs « meilleurs jours », avoue l’Américain, l’Espagnol et l’Italien semblent presque intouchables.
Reste que pour Becker, le constat est sans appel : tant que les autres accepteront de jouer les seconds rôles, Alcaraz et Sinner peuvent continuer à se partager les trophées.
