L’année 2025 restera déjà dans les mémoires : Carlos Alcaraz et Jannik Sinner se sont partagé les quatre Grands Chelems, symbole d’une nouvelle ère dominée par deux prodiges. Mais si la saison des Majeurs est close, le feuilleton continue : les prochaines semaines pourraient bien redessiner le sommet du tennis mondial.
Tout a commencé en Australie, où Sinner a décroché son premier titre majeur de la saison. Alcaraz a ensuite conquis Roland-Garros avant que l’Italien ne frappe fort à Wimbledon. Le dernier mot est revenu à l’Espagnol à New York, dans une finale où il a repris le sceptre de numéro un mondial. Entre eux, trois finales consécutives disputées – du jamais vu dans l’histoire de l’ère Open. Sinner a même joué les quatre grandes finales de l’année, seul Zverev ayant réussi à s’inviter une fois à la table des géants.
Sinner est celui qui a le plus à perdre
Mais 2025 n’est pas encore terminée. Shanghai, Paris, Pékin, Vienne, Bâle, sans oublier Turin pour le Masters : les grands rendez-vous s’enchaînent. Et avec eux, une bataille féroce pour les points. Alcaraz, fort de son avance au classement, n’a « que » 1 000 points à défendre. Sinner, lui, doit préserver près de trois fois plus, avec son titre à Shanghai, sa victoire au Masters et sa finale à Pékin de l’an passé, il aura ni plus ni moins que 2830 points à défendre. Autant dire que chaque match comptera.
Derrière, Zverev devra défendre sa couronne à Paris et sa demi-finale au Masters, et donc la bagatelle de 1730 points, un défi colossal. Djokovic, en retrait cette saison, pourrait profiter de cette période pour remonter au classement s’il décide de rejouer avec ses 650 points à défendre. Et chez les Américains, Fritz et Shelton se disputent le statut de numéro un national dans un duel à couteaux tirés, 1210 points pour le Californien contre 650 pour le jeune gun d'Atlanta.
En résumé : si les Grands Chelems ont consacré la rivalité Alcaraz-Sinner, la fin de saison pourrait encore tout chambouler. Entre la lutte pour le trône mondial, la pression des points à défendre et les ambitions des outsiders, l’automne s’annonce brûlant.
