Holger Rune : " Mon problème n’est pas de battre Carlos ou Jannik "

by Khalil Semlali
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Holger Rune : " Mon problème n’est pas de battre Carlos ou Jannik "
© Facebook / SAQUE ACE

À 22 ans, Holger Rune est déjà un habitué des projecteurs. Champion précoce, lauréat d’un Masters 1000 et membre établi du top 10, le Danois a longtemps été présenté comme l’un des visages de l’avenir du tennis. Pourtant, derrière cette carte de visite impressionnante, un constat s’impose : son ascension semble avoir marqué une pause. Pendant que Carlos Alcaraz et Jannik Sinner se partagent les trophées et dominent les débats, Rune cherche encore la formule magique pour franchir ce cap qui le sépare des deux prodiges.

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Un potentiel indiscutable, mais irrégulier

Holger Rune ne s’en cache pas : il n’a pas tenu toutes les promesses placées en lui. Trop d’inconstance, trop de hauts et de bas, trop de matches perdus alors qu’il avait les clés en main. "Mon problème n’est pas de battre Carlos ou Jannik, je l’ai déjà fait. Mon vrai défi, c’est de maintenir le même niveau semaine après semaine ", confiait-il récemment au Guardian. Des mots lucides, qui reflètent le combat intérieur d’un joueur encore en quête de stabilité.

L’ambition intacte d’un futur numéro 1

Pourtant, Rune ne doute pas une seconde de son destin. Son discours est clair : viser le sommet, ou rien : " Depuis tout petit, je veux gagner des Grands Chelems et devenir numéro 1 mondial. Je sais que j’ai les armes, il me manque seulement la régularité ", explique-t-il, convaincu que ses affrontements répétés contre les cadors finiront par l’élever. L’idée de rejoindre le cercle très fermé d’Alcaraz et Sinner ne l’effraie pas. Au contraire, elle nourrit son ambition.

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Le mental, pierre angulaire de son projet

Rune est le premier à le reconnaître : son tempérament volcanique lui joue encore des tours. Trop de colères, trop de crispations, trop de points abandonnés dans l’énervement. Mais il travaille d’arrache-pied pour transformer ce caractère impétueux en force. Avec Lars Christensen, son mentor de jeunesse revenu à ses côtés, et les conseils précieux d’André Agassi — qu’il consulte régulièrement —, il veut bâtir une version plus solide de lui-même. Une version capable de résister aux tempêtes et de durer.

Un regard lucide sur ses rivaux

Quand il parle d’Alcaraz et de Sinner, Rune n’affiche ni peur ni résignation. Il admire leur constance, reconnaît leur supériorité actuelle, mais refuse de se prosterner. Pour lui, Sinner est « le métronome », capable de répéter le même niveau jour après jour, tandis qu’Alcaraz est « l’artiste imprévisible », capable de sortir un coup venu d’ailleurs à tout moment. Deux styles, deux monstres… mais pas des murs infranchissables. " Je peux être le troisième pilier", lance Rune, comme un défi lancé à l’ordre établi.

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Une promesse encore à confirmer

Le Danois le sait : le temps joue en sa faveur, mais la patience des observateurs a des limites. Ses coups d’éclat ne suffiront plus, il doit désormais transformer son talent brut en titres majeurs. S’il parvient à canaliser son énergie et à stabiliser son jeu, l’US Open 2025 pourrait marquer le début d’une nouvelle ère : celle où Holger Rune cesse d’être un simple espoir… pour devenir une véritable menace.

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