La réforme du circuit du double continue d'alimenter les discussions dans les allées de Wimbledon. Alors que l'ATP envisage une refonte en profondeur de la discipline à partir de 2028, avec une réduction des tableaux et une baisse des dotations pour les spécialistes, les réactions des joueurs de simple se multiplient.
Le dernier à s'exprimer sur le sujet est Alex de Minaur. Principalement concentré sur sa carrière en simple depuis plusieurs saisons, l'Australien a reconnu ne pas disposer de tous les éléments pour prendre clairement position, tout en estimant que ces décisions ne sont probablement pas prises au hasard.
« J'ai entendu parler de cette affaire, comme tout le monde »
Interrogé sur la polémique, le numéro un australien a d'abord admis suivre le dossier de loin : " J'ai entendu parler de cette affaire, comme tout le monde ", a-t-il expliqué. De Minaur a toutefois insisté sur le fait qu'il ne participe pas aux discussions qui entourent cette réforme et préfère donc rester prudent avant de formuler un jugement : "Je suis un joueur de simple. Je joue parfois en double, mais je ne participe pas à ces réunions et je ne prends pas ce type de décisions. Je n'ai donc pas grand-chose à dire ni à apporter sur ce sujet. D'une certaine manière, je fais simplement ce qu'on me demande."
Il a poursuivi en expliquant que son programme est exclusivement tourné vers le simple depuis plusieurs années : " Depuis longtemps, mon calendrier est pratiquement consacré uniquement au simple. Cela fait des années que je ne dispute plus le tableau de double d'un Grand Chelem. Mon véritable objectif est le simple, et j'essaie simplement d'y être le plus performant possible."
Une question avant tout économique
Sans prendre parti, De Minaur estime que le débat doit être abordé avec objectivité : " Il faut regarder les chiffres. Je ne les ai pas devant moi. Si tout fonctionnait parfaitement, j'imagine que ces réductions n'auraient même pas été envisagées."
Une déclaration qui laisse entendre que, selon lui, les motivations de l'ATP reposent probablement sur des considérations économiques plutôt que sportives.
Un soutien aux spécialistes du double
Malgré cette analyse, l'Australien a tenu à rendre hommage aux joueurs spécialisés en double, dont l'avenir pourrait être directement affecté par la réforme : "Je connais beaucoup de ces joueurs. Ils s'entraînent, travaillent dur et se préparent exactement comme n'importe quel autre joueur du circuit. Évidemment, ce n'est jamais agréable de voir une situation comme celle-ci. Mais au final, cela se résume sans doute à une question de chiffres. J'imagine que si ces décisions ont été prises, c'est qu'il existe une raison. "
Un débat loin d'être terminé
Alors que les spécialistes du double dénoncent une réforme susceptible de menacer leur carrière, les réactions des joueurs de simple restent contrastées. Alex de Minaur choisit la prudence, refusant de condamner ou de soutenir ouvertement le projet de l'ATP.
Une chose est certaine : à mesure que l'échéance de 2028 approche, le futur du double continue de diviser le monde du tennis, aussi bien dans les bureaux des dirigeants que dans les vestiaires du circuit.
